Dérive

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Des mauves du soir
Le soleil enivré,
Tremble dans le miroir
Des eaux ballotées.

Une barque chétive
Tangue près de la rive
La brume, étend sa toile grise
La nuit enfile sa chemise.

Une odeur de bois tiède
Que l’air lentement charrie
Monte de la boue et obsède
Mon être comme une eau de vie.

De la gorge du néant
Des langues de diables
Lèchent l’astre déclinant
Qui s’enfuit lamentable.

Des pleurs chauds d’enfant
Roulent, dérivent sur mon cœur
Ma boussole, ma rose des vents
Guide-moi, loin du noir de mes peurs.

Le brouillard à l’horizon accroché
Vapotte des fantômes éphémères
Spectres s’envolant en fumée
Qui ricanent en quittant la terre.

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