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On a aimé. Sans vouloir. Sans savoir. Emporté.
On a souffert. Traversé des déserts. Délaissé.
On a vengé son coeur pour satisfaire sa tête.
On a cru tromper l'autre pour ne rien remplacer.

Quand nos coeurs sous scellés ont préféré l'oubli,
Quand pour tromper l'absence de l'être tant aimé
On dépose les corps, pardonne les alibis,
On se raconte alors qu'il faudrait se quitter.

Qu'il n'y aura plus d'aura, de palais merveilleux,
De soirées de galas, de nouveaux entre-deux ;
Des chemins de sanglots aux corridors défaits
On a traîné son ombre dans les ports les plus laids.

On reste seul avec des mots à soi, en instance,
Replié, oublié, on tient compagnie au silence
Avec pour dernière caresse l'emprunte d'un parfum
Tellement on a eu peu de l'autre et des uns.
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