De te revoir

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Perdue dans les tourments d’un temps qui me conduit

Droit vers les rives en ruine de l’ultime nuit

Depuis des mois déjà, depuis qu’on a dit stop

Depuis que ton départ m’a faite misanthrope

Ton absence un volcan éteint jusqu’en lui-même

Et mon départ enfin le plus triste poème

Depuis ces temps anciens pervertis par la rage

J’avais banni ton nom qui provoquait l’orage

Il m’était arrivé et je n’en ai pas honte

De t’appeler défunt, la mort je la surmonte

Osais-je alors saisir vraiment le fond poisseux

Des apparences de misère ou bien le feu

L’embrasement de ton souvenir à défaut

Du jour maudit où s’abattit sur toi la faux

Voilà qu’en écho au cri sourd de mes entrailles

La paix que tu me vends est la seule qui m’aille

Issue d’un marchandage qui nous fait honneur

À savoir notre amour érigé comme un leurre

Elle eut pour résultat que nous nous vîmes enfin

Et nos deux corps dans l’herbe de nouveau ont faim

Le ciel à l’envers et les arbres pour sol

Mes mains loin de ta peau ce sable qui m’affole

Ton soupir qui me raconte comment j’inspire

Dans l’au-delà encore et par-delà le pire

Les désirs et les astres et ton soupir me brise

Je dois rentrer je dois filer mais je suis prise

Si je restais, si de l’enfer je me servais

Si je vendais mes ailes, à tes pieds les posais

Jamais. Le coup de vent qui fait voler ma robe

Glisse un regard sur les trésors qu’il me dérobe

À chaque nuit tombée, chaque amour consommé

Pour la dernière fois, la seule fois je crois

Faisant un pas vers toi ainsi je te quittai
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