De la mer au ciel ...

il y a
1 min
27
lectures
30
Qualifié
J’ai vu l’océan d’huile s’étendre à l’horizon
Quand la lune argentée reflète son minois.
A minuit s’éleve la chorale des sons,
Jusqu’à l’aube où s’envolent les cœurs en émoi.
La brume au lointain remet son alliance
En récitant aux Dieux le silence des odes.
Je ressents son parfum qui exalte mes sens,
Et retrouve l’amour dans ses yeux émeraude.
Mais je suis las ce jour, de t’avoir très aimé,
Mes doigts sont cagneux à force de caresser,
Mon souffle est trop court d’avoir tant respiré
Et mon âge si vieux qu’il prive mes pensées.
Au sein des profondeurs, je veux trouver la lie,
Pour m’enivrer enfin des caprices du cœur,
Mais la couleur des eaux capture mes envies
Et comprime mon corps, étouffé par la peur.
Je n’ai eu que l’esprit de regarder en bleu,
Le sillon des courants, le flux des Alysée,
Le ciel et la mer sont aussi mystérieux,
Même s’ils ne pourront jamais fraterniser.
Qui restera demain pour aimer les matins ?
Le fond des océans est chargé de secrets.
Nul ne voit que la vie oublie ses lendemains,
Quand nous ruinons l’amour à cause des pêchés.
La lumière des eaux et la clarté du ciel,
Sont là pour rappeler que rien n’est irréel,
Qu’orage et tempête ne sont qu’un bout de fiel
Et que les éléments ne sont pas éternels.
Alors me direz-vous, à quoi bon s’inquiéter
Des marrées ou du vent, du ciel ou de la mer
Notre chemin conduit à la postérité.
30

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,