De l’utilité des larmes

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Un soir ton amour est parti
Plus léger qu’un souffle de vent
Sur un soupir et tu attends.
Tu ne comprends pas mais il est
Dans l’étrange et proche pays
D’où ils ne répondent jamais.

Que tous les monstres de la nuit
S’enfuient enfin de tes paupières
Et que le flot de la rivière
Des larmes, claire, enfin emporte
La désespérance et l’ennui
Qui ont barricadé ta porte

Et lave à grande eau la pâleur
De tes joues creusées d’insomnie,
La crasse triste des jours gris,
La boue épaisse du silence
Et le mascara de douleur
Qu’à tes cils a fixé l’absence.

Un irrésistible torrent
Emporte au loin tes amours mortes
Et leur impitoyable escorte
De vaine attente et de regrets
En toi un nouvel ouragan
Dévaste tout et tu renais

...............................................

Un matin prochain le frisson
À nouveau le nœud dans la gorge
Et le souffle court de la forge
Comme après avoir trop couru
Ou de l’avoir trop retenue
On cherche sa respiration.
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