Dans les jardins d’Eugène Sue

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Bonjour ! Je suis dans ma dernière année d'études à Strasbourg. J'aime dessiner, faire du sport et de la philatélie. Et bien sûr lire et être lu  [+]

Image de Automne 2020
Dans les jardins d’Eugène Sue, Seigneur Éole
Se fait jardinier : il en sème, à tous vents,
Des remous aériens, qui s’en vont grandissant
Et donnant en récolte une tempête folle.

Cette bourrasque, dans les jardins, se déchaîne,
Souffle sur les feuilles du frêne frissonnant ;
Et siffle sur celles du sureau susurrant ;
Et chuchote dans la chevelure du chêne.

L’austral citronnier n’était pas au courant,
Il voulait changer d’air, le voilà exposé
Non plus au doux zéphyr, mais au brutal borée
Dont il n’avait eu vent… l’y voilà maintenant !

Les arbres vivent de la terre, et c’est ainsi
Qu’ils doivent l’honorer d’un tribut : leur parure,
La tempête la prélève à Mère Nature
Pour Grand Père Terreau, qui s’y trouve enrichi.

Désormais le cyprès, au fond du parc, est chauve
Sans la crinière qui le faisait chauvin.
L’on devine pleurer les saules riverains,
Déposées au sol, leurs fières feuilles fauves.

Sous les incessants grondements de l’ouragan,
Le fin et finaud roseau, fort souple, se plie.
L’observe le chêne qui se dit que la vie
Est bien courte… autant en emporte le vent !

Et la statue d’Eugène Sue, au fond de l’aire,
Sur son grand piédestal qui reste de marbre ;
Tremble encor plus que toutes les feuilles des arbres,
Voyant les feuilles volant telles des paroles,
Sur son fer – pourtant froid ! – battu par Maître Éole ;
Paraît gravé… « que l’on cesse ce courant d’air » !
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