dANS LE SOUFFLE DU VENT

il y a
1 min
23
lectures
8
LE VENT



J’ai passé bien des nuits à calmer ma douleur
De garder pour moi les vaines paroles mortes,
Qui me rongent encore et m’emplissent le cœur
Alors que tu n’es plus et closes sont les portes.

Novembre haletait de l’agressive haleine
Du vent qui descendait tout droit de Margemont,
L’endroit où les anciens pensaient que toute peine
Naissait lorsque la nuit tous les mortels s’en vont.

L’on disait que parfois si l’on faisait silence,
Ce vent apporterait l’aveu tant attendu
De celui qui n’est plus, afin que l’espérance
De le sentir en paix est enfin advenu.

Et ce soir je l’entends car puissante est sa force,
Je sanglote et je prie en remerciant Dieu
De m’avoir accordé qu’enfin se désamorce
Le non-dit existant, qui s’efface en ce lieu.
8

Un petit mot pour l'auteur ? 4 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Mouna Mouna
Mouna Mouna · il y a
Un vent d'automne qui récolte la tempête, bravo ! Je vous invite à découvrir ma page. Merci
Image de Les Histoires de RAC
Les Histoires de RAC · il y a
Un petit côté Verlaine " qui m'emporte de ça, de là, pareil à la feuille morte"...
Image de Claire Rousset Lys
Claire Rousset Lys · il y a
Une douleur qui fort heureusement s'est bien refermée;.. B onne journée
Image de Eva Dayer
Eva Dayer · il y a
Une douleur ...

Vous aimerez aussi !