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dANS LE SOUFFLE DU VENT

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LE VENT



J’ai passé bien des nuits à calmer ma douleur
De garder pour moi les vaines paroles mortes,
Qui me rongent encore et m’emplissent le cœur
Alors que tu n’es plus et closes sont les portes.

Novembre haletait de l’agressive haleine
Du vent qui descendait tout droit de Margemont,
L’endroit où les anciens pensaient que toute peine
Naissait lorsque la nuit tous les mortels s’en vont.

L’on disait que parfois si l’on faisait silence,
Ce vent apporterait l’aveu tant attendu
De celui qui n’est plus, afin que l’espérance
De le sentir en paix est enfin advenu.

Et ce soir je l’entends car puissante est sa force,
Je sanglote et je prie en remerciant Dieu
De m’avoir accordé qu’enfin se désamorce
Le non-dit existant, qui s’efface en ce lieu.
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