Crépuscule

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Parfois l'obscurité tombait sur son visage
Parfois son cœur au loin regardait s'envoler
Le long râle épuisé de ces années sans âge
La dépouille des heures en son froid mausolée

Parfois il oubliait jusqu'à l'oubli lui-même
Le monde s'éteignait dans les plis de son âme
Et il ne lui restait plus qu'un sourire blême
Contre tout leur amour à offrir aux femmes

Étrange moribond né de son agonie
La vie venait en lui pleine de sa fureur
Et, se prenant aux rets de son âme infinie
Se noyait adombrée des rais de sa lueur

Parfois il lui semblait être un ogre immense
Qui dévorait le monde et la vie et les jours
Qui creusait une tombe où gisaient les silences
D'une immortelle errance morte d'être toujours

Parfois l'obscurité tombait sur son visage
Parfois il était seul et la lune sa mère
Levant son œil inquiet par-delà les nuages
Balbutiait dans sa ronde de trop vaines prières
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