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Complainte de l’Éternel Magnolia

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Joséphine Malko

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Un poète méditait sous le Magnolia

Ce dernier se complaignait

Du destin qui l'attendait

Selon les hommes et leurs lois.



Attristé de cette destinée

L'artiste essaya de le consoler

En vain, l'arbre déclama

Sa complainte si misérable :



On n'a jamais d'amis véritables,

D'amour éternel.

Il ne sont que passant égarés,

Sur la route de ce monde.

Ombres parmi les ombres...

Reflets illusoires de notre chère réalité chimère.



Quelle amertume de se voir

Dans la glace, face à son image glacée de personnalité

Réflexion de mon apparence.



J'aurais aimé me noyer

Dans mes propres larmes salées,

Pour ne voir que l'immense amertume de cet océan

Dans lequel je m'engouffre.



J'étais en quête d'amour et d'amitié,

Je ne récolte que rage et haine.

Ô maigre moisson,

Fruit de mes vains efforts.



Rêves et songes se sont évanouis

L'enfance perdue dans les confins étroits du temps.

L'adolescence errant à jamais dans le temps de l'innocence.

L'âge mûr en doute et dans l'oubli.



Dans l'Univers infini

Je ne saurais me consoler

De mes chagrins et regrets passés.

Je ne peux plus que regretter.



Alors comment rêver à l'avenir?

Supporter le joug de la mémoire?

Vivre dans l'attention de mon temps?

Mon seul souhait le plus sincère :

Revoir la lumière de mes antiques espoirs

Dessiner et écrire sur la feuille de l'horizon

Une nouvelle histoire et une lueur de renaissance,

Revivre enfin le temps des plaisances.
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