Complainte d'un oiseau

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Comme l'aigle royal,
Je veux jouer à la loyal.
Mais à vouloir voler trop haut
Pour combler tes moindres idéaux,
Déployant ma piètre envergure
En te promettant l'éternel futur,
J'arrache mes vieilles plumes
Pour éviter le choc du bitume,
Par peur que tu quittes le nid
Que chaque jours, je construis.
Et je rêve de vol d'hirondelle,
Exigeant la caresse de tes ailles.
Mais à trop demander, je tombe.
Je ne suis plus la blanche colombe,
Qui se donnait corps et âme,
Pour garder au chaud ta flamme.
Je deviens le vilain petit canard,
Celui que tu ne veux plus voir.
Mais pardonne moi petit colibri,
Je ne suis pas perfection infinie.
Même les plus majestueux s'écrasent,
Trop proche du soleil qu'ils rasent,
Ils se mutilent jour après jour,
Imaginant finie la saison des amours,
Par peur d'être abandonner,
Par leur oiseau tant aimé...
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