Complainte

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Enseignante à la retraite, j'écris, essentiellement en vers, depuis 1958. J'avais alors 13 ans et ce premier poème fut dédié à Alger où je venais pour passer 2 mois de vacances. J'ai toujours  [+]

Image de Eté 2016
Où vole le fragile infini, châtelaines
Que vous regardiez fuir, du haut de vos donjons ?
Dans des soleils de boue, lancinante et lointaine
L'éternité s'est tue... et noirs sont les bourgeons.

L'infini, qui noyait, à l'aube pastorale
L'angoisse du printemps : immolé aux saisons
L'été a dédaigné le bouquet vespéral
Et l'automne a sombré dans les illusions.

Seul, l'hiver a duré, vaste mélancolie
Accrochée aux bois morts, comme des tourbillons
Chrysalides tissées de chagrin et d'oubli
Qui se sont envolées, entre deux tourbillons

De l'infini – blancheur entrevue dans le rêve –
Il n'est rien demeuré. L'océan est profond
L'écume dans son lit va pourchasser la grève
Sans répit, mais le ciel ne se noie plus au fond

De son immensité. Mon cœur est dans la peine
Il a nié l'amour, confondu l'horizon.
Il n'y a d'infini, fragiles châtelaines
Que les nuages bleus, autour de vos donjons

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