Comme un cadavre qui dit je t'aime

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Chaque soir c'était le meme rituel, bien qu'il pleuve, c'était sa balançoire son soleil.

C'était sur sa balançoire qu'elle oubliait tout ce qu'on grave en vous pour l'éternel.

Dans cette douce plénitude, personne ne savait qu'ici était sa seule certitude immaculée.

Quand son souffle devenait celui du vent, sa vie devenait un songe invincible et parfait.

Ce soir, la balançoire grinçait seule dans le noir, comme un cadavre qui dit je t'aime.

On aurait dit qu'elle était pendue dans le ciel. Allongée dans les étoiles tel un doux blasphème.

La quiètude transparaissait parfois dans les arbres étourdies par les ombres qu'on caresse.

Au milieu de ce jardin désert, les rires abîmés d'autrefois étaient devenus des cendres d'ivresse.

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