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Trois nymphes entonnent
Un chant de coloratoures
À l’orée du jour.

Ce sont les ondines,
Créatures aquatiques
Et mythologiques.

Ces filles du Rhin
Font la ronde dès l’aurore
Et veillent sur l’or.

Les couleurs du temps
Dès le lever du soleil
Peignent l’arc-en-ciel.

Hautement juchée,
Ma princesse de toujours
Dans la grande tour.

Une tour d’amour,
Le donjon de chaque jour,
Où tu es sacrée.

Bonjour Lorelei !
Mon bateau vient se briser
Sur ton grand rocher.

Ta tour de corail
Bâtie comme un mirador
M’a jeté un sort.

C’est la destinée
D’un voyageur solitaire,
Mort comme à la guerre.

Tombé sous le charme,
Un chevalier téméraire
Tragédie amère.

Princesse mirage
De ce chevalier du Rhin
Fatale et sans fin.

JB, février 2018, feuilleton de brefs.


© Poème protégé numériquement par DPP
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Julien Bernard · il y a
Merci Cath, pour ce mot d'encouragement au chevalier du Rhin qui cherche son ondine. Une série de brefs, on va dire, plutôt que "haïkus", ou un "feuilleton de tercets". A tantôt
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Cath Lefebvre · il y a
Originale cette suite de Haïkus, le chevalier retrouvera son ondine......
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