Chère Dahlia...

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Chère Dahlia,

Cette nuit j'ai décidé
De presser un peu l'éponge.
Il sature.
Oui cette nuit je te pleure.
Il faut que je laisse fuir
Un peu
De cet eau qui déverse
De mon âme
De mon cœur
De mon corps

Je ne me crois pas
En mesure de dire
Ou d'écrire des mots
Qui n'ont pas encore été dit
Ou écrits.
Mais l'encre
Que j'use
Sont des gouttes
De cette pluie
Orageuses
Ténébreuses
Que crachent des nuages sombres
Qui ont comblé ce vide
Ce rien
Un rien
Que tu m'as laissé

Un jour
Pour pouvoir enfin respirer,
Il me faudra
T'écrire
Ces mots
Que je hurle
Bouche fermée
Cœur ouvert
Cerveau noyé
Regard mouillé
Pour ne plus pouvoir
Supporter
Ce poids
Contenir
Cet eau
Que pompe mon cœur
Et que mes yeux déversent

J'ai un probleme je crois
Je sais pas trop pourquoi
Je t'aime
Comme ca
Comment?
Je t'aime comme on aime plus.
Je t'aime comme dans ces anciennes chansons
Qu'on écrit plus
Comme dans ces romans
Qu'on ne lit plus
Comme dans ces rêves
Qu'on ne fait plus
Tu sais bien
Ces rêves qui font sourire
En plein sommeil
Ces rêves qu'on voudrait être sans fin
Je t'aime comme ma pœsie
Sans forme ni rime
Avec des mots clichés
Mais qui pourtant
Aussi banals soient ils
Sont douloureusement vrais

Je t'aime avec mon cœur
Ce même cœur qui a appris à aimer
Avec les mots de Jacques Brel
Avec la voix malade de Serge Lama
Avec les mémoires d'Alfred de Musset
Je t'aime
Avec ma rage
Mes regrets
Avec un cœur
Qui a aimé pour la première fois
Un cœur que tu as dépucelé
Et qui n'aime qu'une fois
Inconditionnellement
Indéfiniment
Oui, je t'aime
Comme on aime plus.
Malgré mon vide
Malgré ce manque
Malgré ces nuages
Si sombres
Qui pleuvent mes larmes
Ces mots
D'un cœur trop plein
Qui suffoque
Sans fin.

Excuses moi de ne pas pouvoir
Oublier
Nos moments de joies
Nos rires
Nos passions
Qui dans notre innocente inéxpérience
Étaient maladroitement exprimés
Mais toujours sincèrement savourés
Pardonne moi
De ne pas oublier
Nos battements de cœur
Nos pleurs, nos doutes
Nos illusions, nos espoirs
Les rivières de nos souvenirs
Ont formé des bassins
Que cette pluie sans fin
Garde toujours plein
Je ne peux pas les oublier
Ces instants
Figé dans le temps
Ou j'ai existé
Parce que tu m'aimais
Aussi peu soit il
Je t'en supplie
Excuse moi
De ne pouvoir effacer
De ma mémoire
Ces moments
Ces présents
Maintenant passés
J'ignore pourquoi
Je n'arrive pas
À t'oublier
Toi, moi
Ce toi et moi
Qui, jadis, fut.

En mémoire de nous
Je mouille cette feuille
De ces mots
Et si tu te demande
Avec quel tête
Dis toi que cette nuit
La lune a fait monter ma marée
D'eau lacrymale.
Le nez qui coule
Avec beaucoup de grimaces
Une larme pour chaque mot
Comme un enfant
Qui souffre pleinement


Je te dedies
Ces larmes
Que tu ne verras pas
En attendant
Que le manque de toi
Me noie...
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