Cette rivière entre nos mers et le Lac

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Conteur d'histoires du monde fantastique d'Alphasia www.lacrimatica.eklablog.com  [+]

Une brise danse avec les roseaux
les flots portent les feuilles d'un chêne
si vieux qu'il est, et tellement haut...
...et caché par tous ces jeunes frênes.

Elle jongle entre eux, cette rivière
entre nos mers et le Lac
tout en se détournant des ruines
de ce qui était jadis un grand château.

Elle parcoure une plaine jonchée de vestiges,
ces paysages inspirant les anciens dieux.
Elle scintille avec douceur telle une prodige
parmi les ruines d'un temps si vieux.

Une symphonie mystérieuse accompagne toujours
l'aube sur les landes d'Arkath Nora
mariée à la cavalcade du Cheval Noir,
ce symbole d'antan du Cauchemar,
ce cheval aux mille noms et mille visages,
ce portrait de nos craintes surnaturelles.

L'instant d'une rupture dans l'espace-temps
a perdu l'île au milieu de la Manche
sur les rivières, les lacs et les forêts primordiales
sur les racines de toutes les civilisations
de ce grand monde oublié des dieux.

Le long de cette rivière
entre nos mers et le Lac
s'abreuvent les symboles des temps passés
se reposent les esprits ancestraux
parmi les cervidés, les faisans et les ruines
le long de cette rivière
entre nos mers et le Lac.

Le Crépuscule tend la main aux tardives couleurs
qui peinent à s'ennuyer de l'entité solaire.
Sur les ruines, les roseaux et les timides fleurs,
se retirent avec lenteur toutes les lumières.
Malgré les temps changeant, il n'y a que l'heure
qui se rue imperturbable à jalouser l'éclair.
Là sous le grand Chêne brille une sombre lueur,
c'est le regard d'un cheval en quête de ses Fers,
Fers symbolisant le besoin d'un lien de cœur.
Là, le long de cette rivière... parmi nos mers...
Le Cheval Noir a tracé un sentier d'erreurs
et désormais parmi les ruines d'antan, il erre...

Le chant d'une harpe celtique annonce la nuit,
la danse des esprits et la foire au folklore.
Les astres nocturnes prennent le relais du soleil
et enfin, la lumière de la nuit dévoile Antumnos,
l'autre-monde des anciennes civilisations
où chantent encore les prières primordiales.

Le hululement du hibou, le brame du cerf,
ces reflets d'une inspiration infinie
pour ces folles histoires,
engeances de nos pires craintes
Les feu-follets perdus, ces hypothétiques fantômes
qui n'attendent que le ciel et rien d'autre.

On dit de la Lune qu'elle semble triste et solitaire
mais il lui chantait
« Wash with your flames all my sins »
Et pourtant, les civilisation d'antan s'inspiraient,
dansaient, priaient, créaient, festoyaient,
sous cet astre dit « triste et solitaire ».
Pourtant il chantait
« Breathing life into my dreams »
Et pourtant, la Lune guide nos nuits...

Ainsi, sous la couverture nocturne en Arkath Nora,
un Cheval Noir erre le long de cette rivière
entre nos mers et le Lac
à la recherche de ses Fers.
Ses sabots ont tracé les erreurs d'un sentier
c'est une âme perdue dans l'ombre de sa solitude
rêvant de sentiments, d'émotions, de sensations
rêvant de mille vies dans une seule
rêvant d'aventures dans un morne monde
Et ainsi, sous la coûte céleste en Arkath Nora,
un Cheval Noir erre le long de cette rivière
entre nos mers et le Lac
à la recherche de ses Fers.



Ainsi...

Mars 1588, le galion espagnol San Salvador échoue sur les rives d'une île méconnue. Son équipage s'y installera quelques jours le temps que se calme la météo. Durant ce séjour, un groupe d'espagnols suivra un marin habitué de l'île afin de traquer un cerf.
Parmi les Landes d'Arkath Nora, les hommes vont suivre une rivière, entre nos mers, se jetant dans un Lac mystique qui serait, dit-on, sans fond du fait qu'il lie notre monde à celui des anciens dieux. C'est aux rives de ce Lac qu'apparaîtra le Cerf qui initiera une grande course sur les Landes
d'Arkath Nora...

Et ainsi la crinière du Cheval Noir vacille
dans la danse des premières brises de l'aube
et les roseaux peinant à garder tête haute
le long de cette rivière
entre nos mers et le Lac
où les espagnols se dirigent vers un chapitre
de toutes les destinées.

Oh...
un chapitre de toutes les destinées...

Si le Temps ne s'arrête pour personne
Il se perd lui-même dans sa course effrénée
se devant donc de tracer de nouvelles routes
pour toutes les âmes dépendant de Lui.
Les lois de l'Espace-temps échappent parfois
à la grande magie poétique de nos dieux,
ces si petites erreurs du grand parcours
réparées par la plumes de nos philosophes,
terreau des futurs contes et légendes.

Et les Cheval Noir continuera à errer
sur les Landes d'Arkath Nora
en quête de toutes les aubes et crépuscules
toutes les facettes de la Destinée.
Ces landes où dorment les anciens dieux
où voyagent les plus anciens symboles,
berceau des souvenirs primordiaux
recouvert par une brume si apaisante...
Ces landes si apaisantes...
perdues dans l'ancien Doggerland !

Une douce voix lointaine :
« Les fantômes des mammouths, des smilodons, des megaloceros et des autres titans d'antan errent dans les profondeurs de la Manche. Ils hantent Arkath Nora, fragment de leur monde primordial, afin de retrouver l'éternelle lumière du soleil et créer un pont entre les temps, les souvenirs et les mondes.
Les grands fantômes des animaux du passé resurgissent dans un présent où les hommes les ont déjà oubliés.
Le Doggerland a envoyé le Megaloceros Giganteus sur Arkath Nora pour ancrer l'île au beau milieu de la Manche...
Seule la chute de ses titanesques bois pourra dissoudre cette collision des deux mondes. »

Puissant Doggerland !
Toi qui gronde sous nos mers,
Va s'y, hurle, hurle, hurle !!
Ton grand cerf a arrêté l'île dans sa course
parmi tous les mondes éternels.
Allez, puissant Doggerland !
Gronde férocement, réveille tous les fantômes
des ces grands animaux d'antan,
la chasse ne fait que commencer !

Les espagnols sont en quête le long
de cette Rivière entre nos mers et le Lac.
A cette destination, Megaloceros apparaîtra.
Et la grande traque commencera.

La mélodie d'une harpe retentit...

Les Landes d'Arkath Nora,
ce prélude aux Fantômes du Doggerland...
Mais un dragon a assiégé Catugamos.

Au large d'Arromanches,
un bûcher guette.
Les premiers navires espagnols
se sont déjà échoués sur la plage.
Sans le savoir,
San Salvador va bientôt les rejoindre.

Oh, cette Rivière entre nos mers et le Lac,
un pont mystique pour les mondes...

Veillé par toutes ces fières jonquilles...

Oh... entre nos mers et le Lac...
Les falaises témoignent de naufrages
et nos mers traces toutes les routes..

De nos jours,
des forêts dorment sous la Manche...

des fossiles sont gravés sur les falaises enlaçant la Manche...

mais la Manche les garde jalousement pour elle...

Viendra le temps de leur Réveil..
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