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Césure

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Marie

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En ce temps là,
Le nez plongé dans ses filets,
Les yeux rivés sur l’écran plat des rives,
L’esprit emporté par le flow,
Il veillait à l’hameçon. Il scrutait le poisson.
Une sirène surgit. Un claquement d’écaille a suffi.
Aussitôt, laissant ses cannes, il plongea dans les eaux profondes de l’audace.
Césure aussi radicale que spontanée.
Le voilà nez-à-nez avec les étoiles de mer,
Les yeux ouverts vers le large,
L’esprit ancré dans la liberté.

En ce temps là,
Je me suis empêtrée dans mes propres rêts d’écriture.
Depuis ma barque, je guette la mer muette. Aucune arête à l’horizon.
Je persévère. Je quête.
J’espère que l’inédit mordra bientôt...
Et qu’aussitôt, lâchant ma plume, je suivrai ses mots.

En ce temps là,
Confortablement installé dans tes préoccupations,
Ne laisse pas s’assoupir ton embarcation.
A la surprise, prête attention. Mets ton cœur en tension.
Un jour, le large, la rime, l’amour (ou que sais-je encore ?) t’appelleront.
Aussitôt, largue les amarres, et pars dans cette direction.
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