Ceci n'est pas un sonnet parnassien

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La jeune femme aux cheveux d’ébène
Marche à travers la blanche chair,
Les pieds meurtris, norcis de terre.
Elle a quitté, las, son Jardin d’Eden

Elle porte en son sein un petit coffret d’or blanc,
Qu’elle occulte sous son linceul taché d’ombres,
Une jolie robe couverte de flocons sombres,
Qu’elle a tissé au fils des temps.

Ses courbes chantent mille et un nómos,
Mille et un églogues à la gloire d’Eros.
Mais comme toutes les Eratos, toutes les Egéries,

Elle n’est un désir trouble pour un coeur démuni.
Et, à travers cette rivière d’hommes, ce décors,
Elle a tant marché, marche et, marchera encore.
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