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Ce message naissant dans le silence

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Benjamin Nicolas

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Extirpé de ces flots,
Marchant dans ce désert
Vers cette enceinte
Faite de murs friables
Immobile, je disparais
Mes traces s’effacent comme le vent se lève

Sentant ce poison blanc
Lentement se propager en moi
Je regardai dans tes yeux
Qui ne se sont jamais levés vers moi

Dénué de compassion, tu pouvais voir
Ce trou vers lequel je m’engouffrai
Tu pouvais voir qu’Elle m’attendait
Souriante et affable

Avant la chute
J’embrassai dans un dernier
Soupçon d’espérance
Ces lèvres au gout de cendre,
La poussière recouvrait
Tout ce monde vide
Aux nuances de gris

Dans une étreinte glacée
Brulant nos chairs
Je te sentais fuir
En ces murs
Me laissant seul face à moi-même

Nous nous endormions, une dernière fois
Dans ce lit de soufre
Où nos rêves s’évanouissaient
Dans un long instant
Ethéré et infini

Seul à présent
Nettoyant ces restes de semence
Sur mes mains décharnées
Je creusai mon propre précipice
Contemplant l’avènement d’un monde
Auquel je n’appartenais pas

Seul à présent,
Creusant cette plaie ouverte,
Murmurant cette phrase encore et encore
En ces terres riches
Mais inexplorées

Aurais-je pu en tirer une jouissance ?
Ces nuits, seules,
Me montraient la voie
Pour ouvrir ces portes de fer

Trop longtemps
Déchiré de l’intérieur par cette bile noire,
Douleur rémanente de ces jours
Où tu me saisissais
Je me suis perdu en moi-même
Sans trouver d’issue

Dans ce vide, à l’intérieur
Plus aucune larme
Ne pouvait couler
De ce cœur sec
Ma chaleur a été balayée
Comme des feuilles mortes
Dans cet automne sans fin

Marchant sur les débris
De ce cœur sec
Tu n’as jamais cessé ton étreinte
Sur ce corps sans vie

Il marchait déjà derrière moi,
Me murmurant des mots
Dont je ne comprenais le sens
Sourd, ne reconnaissant ces pas, au loin
De ces ombres
Intrigantes et apaisantes
De ces veilleurs me montrant la voie

N’ayant su écouter
Ce message naissant dans le silence
Chutant à l’intérieur de moi-même
Je me suis fané
En ces Terres
Coincées dans ces murs
Et obscurcis par ma propre ombre

Cette chute se finira dans l’oubli
A travers ces nuits et attendant l’aube,
Nous marchons d’un pas isolé
A travers cette déréliction
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