Capharnaüm

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Je suis un jeune camerounais, enseignant de Lettres Bilingues (Français/Anglais). Amateur de littérature et belles lettres  [+]

Il y avait dans cette contrée vérités à raconter
Les unes toutes sales, les autres toutes grâces
La vie elle-même disant sa poisse :
L’Idiot et le Sage.
Les deux au matin sans rancune sans rage.
La contrée belle de tous ses maux
Donnant à chacun selon ses vœux ;
A l’Idiot la vie, le bonheur et opulence,
Au sage la géhenne, critiques et jactance.
Capharnaüm n’était sans reproches
La vie pourtant une qui accroche.
Tenez : au sage il fallait pour réussir ;
Trimer, chercher, fouir
Lire Senghor, Beti et Molière
Comprendre la brute ère,
Boire l’eau de la fontaine
Qui coulait tout près de la montagne.

A l’Idiot en revanche plus belle plus douce la vie était
Toute précieuse se la coulant douce
Ni Beti, ni Diop, ni Kane ni Césaire
Nul besoin de cette misère.
Il était la force que le nom du père réverbère
Le poids de l’oncle, le coup de fil
Qui met en vrille toute la ville.
L’Idiot le Sage étant chacun
Et l’un et l’autre dans ce bazar
La face de la pièce dont tout se sert.

Que vous êtes l'un ou l'autre
L’Idiot le Sage.
Capharnaüm a pour vous juste deux pages:
Les mots chargés pour tout changer
Le coup de fils pour tout perpétuer.
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