Camtard/L'arche de Noémie

il y a
1 min
26
lectures
2

Chroniqueur de mes délires introspectifs. Glorificateur de mon oméga instinctif. Amoureux du brut, du brutal et du sensitif  [+]

Pourquoi donc ces mains crispées sur les esgourdes ?
Et cette grimace apeurée ?
Et ces yeux férocement clos ?
Rappelle à toi ce radieux sourire,
Ce souffle sereinement subjectif
si indispensable à ta coque
si indispensable à ton gueulard.
Invoque-le tel un démon de félicité,
Un ange de fureur,
Un parfum de fantasme.
Défroisse ces paupières enveloppées de crainte,
Décrispe ces lèvres enrobées de dégoût,
Débride ce pulsionnaire enchaîné à ton nombril.
Et maintenant écoute.
Ecoute la pluie torrentielle
qui tonitrue sur la tôle du cocon métallique ;
Ecoute le déluge motorisé des vaisseaux
qui gueulent du sol au ciel, pareillement noirs ;
Ecoute ce monde du dehors
qui gronde frénétiquement comme un hideux automate.

Déjà,
Tes mains sont brûlantes,
Tes pupilles vibrent,
Ta panse enfle,
Tes muscles s’étirent.
Vois comme il est bon de résister,
d’alimenter la tectonique des plaques.
Sens comme il est salutaire de persister,
de lutter contre les forces opaques.

Oui, je le sais,
Des millions de spectres sommeillent
perclus sous les incantations entêtantes
et le sérum tendre et chaud
du monstre Con-Fort !
Est-ce là l’humanité ? –
L’humanité qui d’une lassitude virale
Con-somme,
Dé-pense,
Délaisse,
Gaspille...

Oui, je le sais,
Tout ça n’est que gâchis.
A moi aussi parfois
La gerbe me secoue les trippes,
La hargne me fige les tendons,
Les mots se consument sur ma langue tison.
Crache par la fenêtre ce qu’il te reste de poison
Et emplis ce poitrail grillagé
Pour en faire péter les jointures.
Absorbe encore et encore,
Absorbe ce putain d’air alentour,
Absorbe ce foutu siège et le camion autour,
Absorbe ce sale asphalte,
Absorbe ces oiseaux migrateurs,
Absorbe ces arbres altiers,
Absorbe ce saint univers,
Absorbe-moi s’il le faut,
Mais merde ! gonfle.
Gonfle jusqu’à faire éructer ce rugissement de lionne,
Jusqu’à ce que tes entrailles se déchirent
et annoncent l’ouverture du festin vital.

Tu vois ce chemin qui s’enfonce là-bas dans les bois ?
C’est là que nous allons.
Tu entends comme le moteur vrombit de plaisir ?
Ce moteur c’est mon vif,
C’est le tien aussi.
Mets ta ceinture,
Accroche-toi,
La route est sinueuse.
2
2

Un petit mot pour l'auteur ? 5 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Marie-pierre Fontaine
Marie-pierre Fontaine · il y a
J'adore!!! Ca libère une grande force , tout en beauté. Bravo!!
Image de Je(u)
Je(u) · il y a
Merci beaucoup !
Image de Patrick Gibon
Patrick Gibon · il y a
GEANT!!!! comme d'hab' lu par quasi personne et kon menté par moi le premier!!

merdrre, préviens au moins tes abonnés, je partage sur mon fachebouk, et vide dément!

Image de Je(u)
Je(u) · il y a
Eheh toujours le compliment qui va bien l'ami. Cimer.

Je me démerde peut être mal mais il me semblait bien avoir prévenu les abonnés de mes délires !

Image de Patrick Gibon
Patrick Gibon · il y a
t'as du merder sinon j'en aurais été averti, à moins que cela ait merdé pour moi ; sinon deux potes grands lecteurs sur fb ont apprécié depuis hier! dont marie-pierre qui vient de commenter.