Ça va ? Ça va. Tant que ça va, ça va

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Bonjour.
Ça va ?
Ça va, je vais, j’y va.
Où ça ?
Comme toujours
Acheter le journal du jour,
Faire un, deux, trois petits tours alentour.
Tourner en rond, attraper le pompon,
Ainsi font font les petites marionnettes pas nettes qui nous font tourner la tête et puis s’en vont,
sans billet de retour.

Bonjour.
Ça va ?
Ça va, je vais, j’y va.
Où ça ?
Au tabac presse, le temps presse,
acheter mon quotidien comme tous les matins.
Les nouvelles sont bonnes ?
Ni nouvelles ni bonnes,
seules changent les dates et les images.
A mon âge plus grand-chose ne m’étonne
Rien ne se perd, tout se transforme,
Tout ce qui compte se composte...
Je vieillis, deviens vieurien.


Bonjour.
Ca va ?
Ca va, je vais, j’y va.
Où ça?

Au tabac presse comme l’on va à la messe acheter un billet gagnant au grattage,
au tirage au sort à la loterie de la vie sachant que je suis en sursis... pardi !
Vu ce qui se passe dans l’impasse on ne sait jamais ce qui peut arriver !
Il ne faut tout de même pas rêver, prendre l’été pour l’hiver, le paradis pour l’enfer...
Sans tune ce jour de ma naissance, c’est peut-être mon jour de chance à la roue de la fortune ?

Bonjour.
Ça va ?
Ça va, je vais, j’y va.
Où ça ?
A trois petits pas de là
Voir les petits rats d’opéra qui dansent en cadence sur le trottoir d’en face quand les chats ne sont pas là.
Qui part à la chasse perd sa place :
M’a dit à mon retour Mimi ma sourie en mauvaise compagnie.
Déconfit, je lui ai dit :
Qui part à la pêche la repêche.
C’est ce qui se dit n’empêche.

Salut voisin
Comment et où vas-tu de bon matin ?
Je va et viens
De droite à gauche, de gauche à droite, sur le chemin,
comme un soulard...
À l’isoloir faire mon devoir de citoyen.
Ambidextre, porte et fenêtre, je tourne ma veste dans le sens du vent comme un politicien pour être bien vu, élu à la droite de Jésus,
après mouru du Coronavirus.


Salut mon lapin
Où cours-tu si bon train?
Je "vais-je va " lapiner, papillonner de fleur en fleur, à tire d’elle comme une abeille,
parce que c’est mon destin :
Vivre pour me reproduire,
Assurer la pérennité d’une race fugace
appelée à disparaître de terre quoique l’on fasse.
Je sais: c’est dégelasse !
Je demande grâce
Sans espérance de salut.

Salut.
C’est toi ?
C’est moi.
On se connait, je crois ?
Comment vas-tu?
Il y a longtemps que je ne t’ai vu.
Je vais, je va couci-couça
Tant que ça va, ça va.
Heureux de t’avoir reconnu.
Quand est ce qu’on se revoit ?
Téléphone-moi.
On se rappelle de toi, de moi,
De nous ?
Se donne rendez vous.
Quand et Où ?
A la saint glin glin à Katmandou.


Brièvement, s’entend.


Bonjour.

Comment ça va ?
Je vais-je va l’air de rien comme tous les matins faire pisser le chien dans le jardin,
à deux pas de là faire pisser mon chat.

Et toi comment ça va ?
Je vais-je va cahin-caha comme tous les matins au café du coin prendre un "petitkafécaca".
comme à l’accoutumée au bistrot de quartier prendre un petit decacaféiné.

Et toi ça va comment?
Je vais-je va comme tous les matins au petit coin en pyjama satisfaire un besoin pressant
avant de tirer la chasse d’eau pour recommencer à zéro.

Jusqu’à quand ?

C’est une affaire de temps de vivre je te ferai dire au présent s’entend.
A tout un chacun de voir ou d’y croire.
D’avoir ses raisons,
De chanter sa chanson.
Je donne le ton.
Le " la" au diapason.

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