Bleu de Thira

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L’avion vire sur l’aile et l’éther infini
Se reflète au miroir de l’eau qui se rapproche,
Puis, ayant dépassé les falaises de roche,
Il se laisse glisser jusqu’à Santorini.

C’est une île Cyclade aux bleus providentiels,
Chatoyés au pinceau d’un invisible Artiste
Dans son atelier d’air, de vagues et de schiste,
Assis au chevalet de la mer et du ciel.

La divine couleur voisine au nuancier
Avec l’habit des rois, l’éclat des romantiques,
L’azur auréolé de quelque Vierge antique,
Ou le céruléen blanc bleuté des glaciers.

Accoudé aux plus hauts des murets de Thira,
J’abîme mon regard dans les reflets marine
Où scintillent les yeux de nymphes ivoirines
Venues rendre au soleil le culte du dieu Ra.

J’y reviens à la nuit sous la voûte étoilée,
Quand le blanc des maisons marie le bleu de l’encre
Au turquoise d’un dôme où, poète, je m’ancre
Et, libérant mes vers à grandes envolées,

J’interroge les nues : « mon Dieu, dis nous combien
As-tu superposé de bleus (oh subterfuge !)
Pour qu’on ne te voie pas, au creux de ton refuge,
(Palette aux mille tons !) caché pour notre bien ? »

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