Bleu de tempête

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Il y a toujours un peu de bleu dans la tempête,
Lopin de ciel épargné.
Un peu, pas énormément.
Juste ce que de bleu
Il faut aux yeux
Que fatigue la vie.
Ces yeux qui beaucoup trop ont regardé sans voir assez,
Ces yeux-là
Peuvent venir se laver la pupille
A ce coin d’azur.
Mes yeux à moi l’ont cherché,
Ce lambeau introuvable.
Partout, s’est porté leur regard ;
Collines et montagnes
Ils ont franchi.
Pour autant,
Aucun morceau,
Aucune portion,
Aucun bout,
Aucune parcelle,
Aucun fragment,
Aucune fraction.
Rien, mes yeux n’ont rien trouvé.
Rien de ce bleu tant promis
Auquel voulaient se fiancer
Mes yeux
Le temps d’un regard.
Alors, mes yeux n’ont plus voulu des choses,
Qu’elles n’ont plus regardées :
Mes yeux, dès lors, ne sont qu’ouverts.
Sans plus.
On leur a menti, à mes yeux.
Ce bleu n’existe pas ailleurs.
Ce bleu est celui de ses yeux marrons.
Il n’est que dans ses yeux, ce bleu ;
Pas ailleurs.
Mes yeux, depuis,
Je les ai donnés,
Je les ai vendus,
Je les ai cédés,
Troqués,
Egarés quelque part
Où n’ira pas mon souvenir ;
Pourvu que,
Maintenant à d’autres que moi,
Ils ne me resservent plus,
Car elle n’est plus à voir.
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