Blanc

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On m'appelle aussi Berto... J'écris pour dialoguer avec l'autre, celui qui rêve de partir en passager clandestin sur le bateau ivre, au long des fleuves impassibles, pour s'offrir un autre destin  [+]

Image de Eté 2016
Blancs matins, assoupie dans ta vierge innocence
Au temps – je m’en souviens – de notre adolescence
Lorsque le désir aiguise l’appétit des sens
À l’aube de ces jours étirés d’indolence

Blancheur de ton regard envahi de ce vide
Alors qu’ont disparues de ta face livide
La marque des baisers et de mes mains avides
Les traces effacées des étreintes torrides

Blanc linceul étendu sur le temps impassible
Mais qui n’effacera jamais cette indicible
Joie qu’en mon cœur blessé je garderai sensible
De ta présence ici, malgré ta fin horrible

Blanches et solitaires, les dernières journées
De ma vie fracturée depuis qu’abandonné
J’erre sur cette terre, effeuillant les années
En l’attente patiente d’être vers toi mené.

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