Aya

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Bienvenue sur une page en chantier. Barbouilleur à plume, j'aime écrire à l'instinct entre deux coups de pinceaux. Bonne visite à toutes et tous  [+]

Sous le soleil brûlant de Zarzis,
Une petite fille attend là,
Elle devrait être au bord de l'Amira,
Avec d'autres amies de Tunis.

Assise sur le bitume ardent ,
Quelques bidons parfumés d'or noir,
Livrés tôt par ce Monsieur Najar,
Déjà plus de trois heures qu'elle attend.

Aya aimerait bien étudier,
Ses pauvres parents n'ont pas le choix,
Les temps sont durs dans la Médina,
Vendre un peu d'essence pour manger.

Les cars de touristes se suivent,
Dedans, des visages européens,
Appareils photos entre les mains,
Clichés figés à l' allure vive.

Une bouteille d'eau posée là,
N'étanche pas la soif de l'enfant,
Des gouttes sur le front ruisselant,
Chaleur suffocante, Soleil trop bas.


L'odeur du Jasmin est bien trop loin,
Du haut de ses dix petits printemps,
Aya implore des Cieux cléments,
Espérant une journée sans faim.

Une vulgaire poignée de Dinars,
Fait le bonheur du contrebandier,
Quand la vie d'une môme exploitée,
S'endort sur l'Autel du désespoir.

Puis la nuit tombe au loin sur la mer,
Rentrer vite à la maison, enfin,
En attendant tristement demain,
Serrer fort son père et sa mère.

Sous le soleil couchant de Zarzis,
Une petite fille s'en va,
Plus personne au bord de l'Amira,
Ses amies sont rentrées à Tunis.
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