Aux belles d’encre noire ou bien de crayon gris

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Oh belles d’encre noire ou bien de crayon gris,
Aux courbes rebondies aux rondeurs féeriques
Que la soie de dentelle ajourée magnifie
Exhibant ce qu’elle cache en son voile impudique,
Au voyeur vous offrez des délices inouïes
Bien plus que ne le font vos sœurs photographiques.

A l’abri protecteur d’un halo tamisé,
Tel un chasseur discret il observe à l’affût,
Certain de vous surprendre, sans jamais être vu,
Solitaires, faussement ingénues qui usez
Pour atteindre à l’extase d’ingénieux procédés
Et espiègles jouissez de sa crédulité.

Et vous lui faites croire que votre doux secret
Ne se montre qu’à lui, à lui seul est offert
Et que le délicat et mystérieux drapé,
Pour livrer ce trésor à lui seul, a ouvert
Ses plis bruns de chair pâle que sont venues mouiller
Parfumées et soyeuses des perles de rosée.

Pourtant, peu lui importe que vous vous adonniez
Accueillantes à plusieurs ou à un seul amant,
Ou bien qu’aidées d’une autre vous vous les partagiez,
Inventant sous ses yeux mille usages étonnants
Aux innombrables charmes de votre intimité,
Car cette tromperie lui est fidélité.

Et même s’il sait très bien que tout ça n’est qu’un rêve
Et qu’il perdrait beaucoup à pouvoir caresser
Vos appâts virtuels et qu’à les effleurer
Aux filles inventées on fait une vie brève,
Oh gourmandes impudiques, oh belles de papier,
Vos ébats d’encre noire pour lui sont volupté.
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