Aux anges disparus

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Ah ! Si mon oreiller était en plumes d'anges
Que de rêves heureux je pourrais vous conter...
J'aurais dedans les yeux cette lueur étrange
Qui ressemble au bonheur et qui les fait briller.

Mais d'anges je ne vois jamais le bout d'une aile.
Vous parler du bonheur ? J'en ai perdu l'odeur,
Où sont les jours heureux ? La vie me semble frêle
Ma pensée est hier, et demain n'est qu'un leurre.

Je voudrais revenir à ce temps si fragile
Où tous étaient présents, on entendait les rires
Cascader parmi nous, souvenirs difficiles
Les larmes ont noyé cette joie si fébrile.

Ils sont partis ailleurs, ces chers disparus,
Et avec eux partie la douceur de vivre
Ils nous ont sur le quai laissés, démunis, nus
Orphelins d'existence qu'il nous faut bien poursuivre.

Où s'en sont-ils allés ? leur futur effacé,
Et dans quels paradis pourront-ils continuer
D'aimer ou bien de rire. Vont-ils s'amuser ?
Savent-ils qu'ici-bas nous, nous sommes brisés ?

Pourquoi faut-il alors que la grande faucheuse
Nous vole les meilleurs, ceux qu'on ne peut qu'aimer
Tant ils nous rendent heureux. Ô vile ensorceleuse,
Les Tyrans restent là ! Ne peux-tu les charmer ?

Où les as-tu cachées, nos belles âmes chéries ?
Que sont-ils devenus là-haut au fond des nues ?
Ah ! Les toucher encore et la peine guérie
Tout comme par magie, par leurs voix entendues...

Mais pas même un duvet, pas une plume blanche
Ne s'échappe des cieux, sont-ils bien des anges ?
Ô ingrats que vous êtes ! Allons secouez vos manches
Qu'en souvenir de vous, nous tombe une avalange.

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