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Auto-érotisme

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Gérald Cursoux

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Ma passagère serrée dans sa jupe noire
Fendue sur sa cuisse lisse et chaude très haut
Me détourne de la route, je regarde à droite :
Reprises dérapages contrôlés c’est chaud !

Je pratique l’Auto-érotisme plein pot
Coups de volant et accélérations plein phares
Je me crois au Rallye de Monte-Carlo :
Mon copilote est en mini-jupe, c’est rare !

Catherine, cuisses rondes genoux serrés
Gantées de Dim-up chaires trop bien ajustés
M’a séduit pour se distraire, beauté sublime
Qui efface des tristes années la routine.

Quand je lui prends la main : « conduit, fais-moi rêver »
Murmure-t-elle pour se faire désirer
Inspirant au pilote troublé mille choses
Qui sont hélas introuvables en chambres closes ;

D’un geste elle tire mon bras droit sur sa cuisse
En chaleur (en août quelle chaleur !) c’est la crise !
Cuisses écartées ma main glisse sur le velours
De sa chaire épilée comme pour un concours ;

Puis je m’introduis dans sa petite culotte
Et j’enfonce deux doigts dans sa profonde grotte
Qui bénéficie d’un abondant lubrifiant
Pour branler un délicieux con si accueillant ;

Ainsi Catherine passagère d’un soir,
Sur une route de campagne dans le noir,
M’a pris comme un insecte dans ses corolles
Pour me dévorer, Ô belle fleur carnivore !

Ma main gauche négocie pour nous les virages,
Les phares flashent le désir sur son visage ;
Panneau Parking : « no stop ! », dit-elle s’étirant
« Continu, que c’est bon ! », cette fois psalmodiant ;

Ils défilent alors qu’elle soupire et pousse
Des halètements comme un animal en course :
Arrive la jouissance : Petite Mort
Pour la fille arquée sur le siège hurlant fort ;

Puis elle écrase mes doigts mouillés s’agrippant
A la poutre que j’ai dressée en souriant
Et me rend une merveilleuse politesse
Qui n’a jamais eu d’équivalentes caresses.

Je n’eus pas le temps son geste d’apprécier
La voiture tapant dans un camion de pompier :
Ce fut une bien désagréable surprise
Que de finir ensemble sur le pare-brise !

A l’hôpital nous nous trouvons corps désunis
Dans des chambres séparées aux mains de toubibs
Qui réparent nos os cassés et d’infirmières
Habiles qui ostracisent la carnassière

Qui pour sa défense m’accusera de viol
Après avoir recraché dans un petit bol
Des choses qui furent habilement recousues ;
Quelle mauvaise accusation !, fille perdue.

Son honneur lavé en taxi elle partit
Avec un beau jeune homme qui la conduisit
Sans imaginer – j’enrage ! – tout ce qu’elle aime,
Sagement la nuit lovée sur le siège, faire.
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