Aurel

il y a
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Bibliothécaire passionnée, je dévore tout ce qui m'évade vers des ailleurs. Cinéphage, croqueuse de littérature et de spectacles vivants... Nostalgique et sensible, j'écris sur ce qui m'émeut  [+]

Dans le soir languissant d'un automne qui paresse,
J'ai croisé, jaillissant, au relief de l'Albion
Serti d'ombres ardentes et d'abrupte noblesse
Blond sur l'arcade sombre, ton front de pierres sèches

L'air ployait, frémissant, sous les senteurs diaprées,
A ta robe étalée, vespérale parure,
Des lavandes endormies dans les bleus cyprès hauts
Qu' Ambrogiani brûlant, troussait de son pinceau

En ce jour finissant, d'un été qui n'a cesse
J'ai revu de ses fresques, bondissant au vallon
La vivante peinture, les reflets céladon
Barbouillée d'azurs mauves, la fauve éclaboussure

A ta tête, la roche, te faisait cheveux d'ambre
Caressant le Ventoux, dont tu gardes le port
Et ton nom né du vent, où musardent poètes
Cambrait à tes reins d'hort, la Nesque ruisselante
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