Aube

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Aube !
Déverse tes soleils sur le jour de nos corps,
Poussières métalliques bleues rêvées,
Le chemin offert annonce-t-il une troupe ?
Nuées d’horizons attirent tes regards,
Ta barque chavire aux chemins houleux
Chahutée par la trace du jour suivant.
Aube ! Eau vive
Coule entre les racines de nos cœurs,
Les sources précieuses d’une cité heureuse
Que la foule nombreuse cherche encore
Dans une cohorte silencieuse et ininterrompue.
Aube ! Fleurs fragiles de ton destin
S’égrènent dans les vents violents
Et dispersent la nuit des morts,
Et les combats fébriles gagnés sur le Minotaure.
Aube ! Jusqu’au crépuscule léger
Taille les diamants de la lumière
Et les aimantes paroles où s’abandonnent
Les cris étouffés de l’épervier.
Aube ! Porte à nos nuits
Le vitrail glacé des entrailles du matin
Et les prémices de nos premières batailles,
Agite devant nous des chemins somptueux
Et recouvre nos pas d’une main tranquille
Dans les reflets des étoiles du matin.
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