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Aube

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Faf

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A l'aube, les danseurs chavirés,

déversés, jaillissent défoncés,

inondent le pavé, éthérés,

Ivres d'alcool, ivres de fumée.



Zombies terribles, vociférant,

Sous les sublimes rutilements

De réverbères les aspergeant,

Dans la rue noire, d'un vif jet blanc.



Ils s'enfuient, voguent vers leur faubourg,

Agrippant leur éphémère amour,

Empruntant un aller sans retour

Vers le plaisir hâtif, sans détour.



Et tandis que Paris se réveille,

Eux, hagards, se mordillent à l'oreille,

Les fausses promesses, les merveilles,

D'un matin flamboyant sans sommeil.
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