Artiste

il y a
1 min
3 225
lectures
651
Finaliste
Public
L’enfance t’a laissé ton content d’écorchures
Et parfois tu ressens,
Quand la vie s’évertue à rouvrir ces blessures,
Comme une odeur d’encens

Amère, nauséeuse, invasive et tenace,
Prête à revigorer
Les chagrins oubliés, les peurs et la menace
De ne plus respirer,

De n’avoir plus pour ciel que l’âpre solitude
Des beaux enfants polis,
Confits en dévotion, nourris de turpitude,
Où la seule embellie

Fut de faire plaisir au monde des adultes,
Prompts à s’émerveiller
D’une chanson choisie, ou d’une phrase culte
Et qui va réveiller

Vivas... admiration... futiles bienveillances !
Quand seul vaudrait l’amour
Qui – sans contrepartie ! – donnerait la confiance
Et teinterait d’humour

Les instants où le doute assombrit les nuages
– Ornières du chemin ! –
Enfin devenu grand, tu ferais le voyage
En audacieux gamin !

Mais... ce qui n’a pas pu s’exprimer se réprime
Inexorablement,
Et l’émotion, recluse au plus profond, s’imprime
Intolérablement !

Lors, enfant, tu fais naître en toi un exorciste
Efficace, impérieux, qui t’aide à te guérir,
Et, n’écoutant que lui, au risque d’en mourir,
Tu choisis, sans détour, de devenir artiste...

651

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !