Arias orphelines

il y a
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Mes racines : Andalouses - Sous la Terre, le Feu. Mon refuge: le Jardin d'Eden pour la gourmandise des mots.  [+]

Image de Automne 2018
Quand l’extatique nuit
Envahira mon âme,
Ne pleurez pas Mésanges,
Ne pleurez pas.

Quand dans souillures immondes
Périront mes combats,
D'allegro parfumé
Veloutez les bruyères
Et voltigez mes rêves,
Sur les falaises mauves
Arias orphelines
Accompagnez mes pas.

En mourant au jardin
Mes roses permettront
À vos tendres bourgeons
d'éclore vos printemps.

Atome de poussière
Infime grain de vie
Pyramide mouvante,
Je me fondrai discrète
Dans la dernière vague.

L’écume sur la plage
Caressera vos joues,
Si vous pleurez Mésanges,
Nous mêlerons nos larmes.

Quand je lâcherai prise
Sous un soleil rieur
Ou une lune grise,
Éplorée mais soumise
Je franchirai le seuil...

Veuillez chanter Mésanges,
Consolez sur la grève
Mes souvenirs en deuil.

100

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Patrick Peronne · il y a
Un texte fort et une écriture très talentueuse. Mon soutien :-)
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Jeanne · il y a
Quand sonne la dernière heure, quand la vie s'en va de vie à trépas, quand vient le saut de l'ange, le plongeon dans l'au-delà, quand s’annonce le signe du départ, retentit le chant du cygne, résonne la douce mélodie des (Més)anges. De jolies images bordent les rivages de ce poème d'adieu qui se veut joyeux... malgré tout.

Pour accoiser votre peine Alexienne, atténuer la tristesse de l’au-revoir, le chagrin du départ, je vous propose ce poème d’Eluard. La nuit n'est jamais complète :

" Il y a toujours, puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée,
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, Faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager. "

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Alexienne Duplessis · il y a
Je suis très émue par votre commentaire - Que d'espoirs dans ce poème d'Eluard! - Merci infiniment Jeanne ;)
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Flore Anna · il y a
J'ai lu plus bas votre commentaire, de jolis mots qu'elle a choisis vont l'accompagner, il n'y a rien de plus beau. De cet ailleurs, elle saura vous "souffler" de jolis vers...et vous les entendrez.
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Alexienne Duplessis · il y a
Elle était ma première "fan" - Une immense tristesse - Merci Flore ;)
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Didier Lemoine · il y a
Beau voyage que vos mots. Mes voix.
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Alexienne Duplessis · il y a
Merci Didier - A bientôt pour un autre voyage ;)
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Utilisateur désactivé · il y a
Bel hommage ...Merveilleux texte...
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Alexienne Duplessis · il y a
Réconfortant Laure - merci ;)
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Nicolas Juliam · il y a
bien aimé le rythme et la sincérité de ce texte.
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Alexienne Duplessis · il y a
Merci Nicolas - Bonne journée à vous ;)
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Yannick Detraissan · il y a
Une "balade" étrange, envoûtante et subtile...Bravo!+5
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Alexienne Duplessis · il y a
Merci Yan, vos mots me réconfortent ;)
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Roger S. · il y a
J’aime la poésie quand elle prend le lecteur par la main et l’emmène vers des contrées improbables. C’est le cas. Bravo Alexienne.
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Alexienne Duplessis · il y a
Ce poème aura définitivement une histoire particulière - Je l'avais écrit pour moi.
Ma maman en le découvrant a voulu qu'il soit lu devant son cercueil - Ce sera le cas Vendredi puisqu'elle vient de nous quitter- Curieuse coïncidence - Merci Man ;)

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Roger S. · il y a
Je suis vraiment navré.
Que ce poème soit la meilleure façon pour vous de lui dire au revoir.
Quant à vous, consolez-vous en lisant ce magnifique poème de William Blake intitulé Le Voilier:

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon coté dit : "Il est parti ! "
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti ! "
Il y en d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie : "Le voilà ! "
C'est ça la mort.
Courage Alexienne.

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