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Après le COVID 19, il y eut le CODIV 20, 21 en bien pis...
Les hommes tombaient, comme des mouches, drus
et d’autres diptères, maintenant, se délectaient des corps sans vie,
que l'on avait plus le temps de ramasser dans les rues.
On avait rendu leur liberté aux animaux domestiques nos amis
que l'on ne pouvait plus nourrir. Maintenant ils erraient sans but.
Les humains, eux presque tous, mourraient sans préavis
De toute façon, le maléfice de la cupidité et du pouvoir, avait rendu
leur cœur de pierre et leur cerveau vide, sans raisonnement, ni repenti.
Les chats, les chiens, les hérissons et les tardigrades se réunirent en meutes éperdues.
Ils avaient faim mais aucun ne se résolvait à dévorer, même affaiblis,
les cadavres humains qui commençaient à encombrer les rues.
De toute façon la viande humaine était trop souillée, bien trop pourrie
Trop mauvaise, trop polluée, trop sale, trop corrompue.
Seules les mouches assumaient l'immense tâche de nettoyage avec énergie.

Un mécanisme imprévu autant qu’incroyable se réveilla, redécouvert,
dans un recoin des gènes de chat, de chien, de hérisson ou de tardigrade.
Fit se rétablir l’union avec la conscience universelle de l’univers.
Toutes ses âmes simples, généreuses et pures, sans dérobade,
entrèrent en communion et de leurs peurs réciproques, triomphèrent.
Les tardigrades, comme tout le monde le sait sont l’ambassade,
des extraterrestres, semés jadis avec les graines primaires
de la panspermie, loi cosmique, qui sur les planètes par myriades,
se charge de faire naitre la vie pour freiner l'entropie des multivers.

Dieux cosmiques ou conscience collective, peu importe leurs dégaines,
on en ignore tout, mais ça ressemble, fort à la sublime compassion
et à l'amour inconditionnel que nous donnent, vaches, cochons, hyènes,
chiens, chevaux, tardigrades, poules, couvées, chats, cochons, papillons.
Tous, miraculeusement, arrivèrent unis dans la grande plaine
Soudain une longue plainte musicale sortie de tous les becs, groins,
gueules, museaux, mufles, trompes, naseaux, raisonna, aérienne.
Puis le silence revint, apaisant, dulcifiant, magnifique néanmoins...

Une grande communion s'opéra entre tous les bêtes de la terre
en symbiose avec l'âme collective de l'univers. Ils tinrent conseil :
Contraire à la perpétuation de toute vie, l'homme, du monde, devait se soustraire
Ou disparaitre, punition qu’il méritait : il avait perdu le ciel...
Mais l'esprit des animaux, qui ne connaissent ni la cupidité, ni l’arbitraire,
ni la rancune, fusionna en une cohorte prodigieuse d'amour sans pareille
et de pardon. Elle intercéda pour ceux qui, de vilaines manières
les avaient exploités, dévorés, sacrifiés, torturés sans que s’éveillent
en eux ni la moindre bonté, ni pitié, ni sentiment grégaire.

La conscience omnisciente de l'univers les écouta et jugea
Il était temps, une grande multitude d'humains avait péri.
Ceux qui restaient, revirent, le ciel, la mer, les montagnes, le Sahara
tout ce qu'ils avaient failli perdre. Belle et rédemptrice leur réapparu la vie.
L'homme avait perdu son âme dans sa course infernale vers le diktat
de la croissance imbécile qui détruit toutes choses pour le profit
destructeur, corrupteur et stérile, vaine promesse de nirvana.
Les virus remirent leur glaive destructeur au fourreau avec leurs pandémies.
Tous les animaux humains ou non humains qui restaient las,
fatigués, dans une symbiose sublime et merveilleuse, revinrent à la vie
et se remirent à de prospérer sans rentabilité, ni recettes et la terre recommença
à tourner, sans finances, sans amertumes, sans rancunes et à donner des fruits.
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A M I C X J O · il y a
Bon, la théorie n'est pas de mo,i mais de temps en temps s'aventurer dans la "théorie de la fécondité des hypothèses fausses", ça change 'd'erre' où l'on peut 'airer' (ou le contraire?)

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