Aller sans retour

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Le vaisseau glisse sur un tapis de néant.
Là tout est inversé, et le haut est en bas,
Et le jour c'est la nuit, suis-je dans l'Au-delà ?
Je navigue à vue sur un bien sombre océan.

Là s'étend dans l'obscure-clarté un soleil
Noir, il meurt, s'étiole dans l'infiniment vide,
Tel un sablier s'écoule un fin fil vermeil,
Puis se dissipe et s'éteint mon céleste guide.

Sans fanal ni Passeur, tout paraît si lointain,
On perd la tête aussi vite qu'on perd le Nord,
Dans cet infini lactique où même un marin
Coulerait à pic à bâbord comme à tribord.

Je ne suis pas de la veine d'un Robinson,
Et pas davantage d'un Christophe Collomb,
Je tire plutôt vers un Ulysse égaré,
Reviendrai-je un jour en mon Ithaque esseulée ?

Je dérive à la recherche d'un nouveau monde,
Dernier espoir d'une planète en bout de course,
Où tout n'est que ciel impur et terres infécondes,
Onde empoisonnée et discorde de ses ressources.

Rencontrerai-je un Titan fou aux doigts gantés
de fer, en quête des pierres d'Infinité ?
Saluez dont le Petit Prince de ma part,
Car il se pourrait que ce soit un au revoir.
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