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Alexandrin

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Nom d'un chien ! Ici nul n'a le privilège de vivre à rebours ;
Alors on compose le solfège de nos primes amours
Exprimant nos regrets dans des ciments d'erreur
Des airains de respect, des bâtiments de torpeur .

Nos tristesses sont sinueuses, pourtant il faut qu'on rit.
La détresse on s'en destresse avec nos loufoqueries.
Fous, gris et la foi grave, on s'abonne aux fous-rires
Car ce n'est pas du foi-gras, personne nous mande la facture.

<< Si mon mouton était un cheval >>, je n'irai pas en promenade
Je serai en cavale, vu qu'ici tout bat la chamade.
J'irai à Lyon gole-ri avec Ibra, mon champion
Quand il marquera un but, je mettrai un but à mes passions.

Tôt ou tard on tournera le Do pour se faire une Ode
Et si on parle dans notre dos, c'est qu'on on a vu l'Eldorado.
Nous on ne veut rien, juste partir tiens, et ne jamais revenir ;
Aller où cent roues tournent pour l'alexandrin de nos avenirs.

**********

La théière qui sifflote, la barbaque, le gnankatan
Nos mers d'ivresse et les rêves qui y flottent depuis le temps
Méritent réalisation ; à notre aménité une rançon,
Casser le plafond de vers tel l'ilménite et le zircon.

Les regards cireux du daron nous poussent à l'insurrection.
Mama et ses viatiques mettent nos courages en érection.
Je sais qu'<< Ils ne sont plus les beaux jours de l'amitié >>
Normal, des tornades d'hypocrisie les ont dévastés.

Voyez-vous << Tous mes amis ont quitté les cotonniers
Ils sont partis >>, à Paris mettre du sucre dans leur salé,
Ils y sont sales mais ils y sont, et ont su créer
Des pontons de mirages qui ont fini de nous attirer.

Parce que la poésie est un art qui part d'un petit vers
On a commencé par Dakar juste la semaine dernière.
Sans séjour, on s'exile, pour notre vie embellir
A l'usure, on vit pour l'alexandrin de nos avenirs.

**********

<< A la pêche, au moule...moule...moule >> je veux aller papa...
Les gens de la ville sont si vils, dissouts et peu sympas
Mais j'allumerai au paroi de ma mémoire une lumière
Et si on m'prend mon panier, j'garnirai mon compte bancaire.

Garnir ce lit sans drain, baillonner rages et orages,
Guérir nos destins à l'officine de nos voyages
Le gnankatan, la théière ne nous plaisent plus comme dorures ;
On ira versifié nos avenirs pour retrouver la bonne mesure.

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