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A une patiente Rousse

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Casque cuivré, cheveux de feu, crinière longue
Je ne sais quel démon sommeille en toi et gronde
Et porte dans tes yeux, deux saphirs qui rayonnent,
La froide majesté d'une reine lionne.

Bien qu'en toi se côtoient et le feu et la glace,
Nul combat furieux, nulle lutte tenace
Sous ton calme abyssal de sphinx ou de korê
La lassitude règne et l'Ennui t'a gagnée.

Ton air d'indifférence est celui des statues
Qui défient jusqu'au temps de leur regard livide.
De l'ennui ton pied bat la mesure, et du vide
Des heures que ton cœur hélas n'habite plus.

Car au bout des pourquoi le silence s'impose.
Vacuité du désir et mutisme profond
Te plongent dans l'ennui, te glacent jusqu'au fond
Et te laissent sans voix dans ta quête de causes.

_ Je rêve d'une trêve : Au sortir de tes songes
Tu trouve racorni l'ange noir de l'ennui.
Que vole en éclats d'or ce démon qui te ronge
Pour voir jaillir enfin le désir et l'envie.
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