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A titre posthume

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Alexis Garehn

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Y’a-t-il un paradis, pour les anges déchus
Qui, du jardin d’Eden, sont si vite descendus ?
La torture de l’Enfer, cruelle, inexorable
Est une plaie à la souffrance inéluctable.

Où vont les cris de rage de ces êtres innocents
Que la vie a brisé, plongé dans le néant
Les hurlements se figent et s’unissent au matin
En un chaos sans nom, ils resurgissent enfin

Mon cœur était si tendre, il est froid comme la pierre
Et déjà il s’effrite, érodé par l’hiver
Une main invisible s’en saisit et l’enserre
Comprimant mes désirs, essayant de les faire taire

C’est la fonte des neiges, mais mon cœur reste de glace
Le dégel n’est réel, que pour ceux qu’on enlace
Ma rédemption sera de tremper ma plume
A plus profond de mes veines, mon encrier posthume

Et ce sang noir d’ébène a la pureté des anges
Sur ma peau il s’égare et écrit mon histoire
C’est un conte pour enfant, une fable qui dérange
Quand le mot fin apparaît, c’est la princesse qui part
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