À tir(e)-d'aile

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Écrivain du dimanche... au dimanche suivant  [+]

La pollution sonore empourpre nos tympans
Et occulte les sons infinitésimaux.
Jouir du chant d'un Moineau, d'un Harfang, d'un Bruant,
Relève d'un ancien rêve aujourd'hui mi-clos.

Des oiseaux déserteurs, partis aux quatre vents,
Les ailes déployées vers de maigres refuges,
Misanthropes forcés, superbes innocents.
S'il y a un coupable, il y aura un juge.

Loin du marteau piqueur déchirant le bitume,
Loin des klaxons et des moteurs à explosion,
Les bêtes, de leurs becs, picorent, se remplument,
Et tentent de survivre à cette inquisition.

Mais voilà que la chasse, armée de ses roquets,
Perce de petits trous dans de jolis plumages.
Pourquoi ne pas muer les fusils en hochets ?
Un rire de bébé vaut mieux qu'un cri de rage.

Merci de protéger, oh toi si noble ligue,
Les oiseaux par milliers sans distinction de races.
Contre la barbarie, oh toi si noble digue,
Jamais au grand jamais tu n'as perdu la face.
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