A moi, tendrement

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Amoureuse de la poésie, j'ai décidé de me lancer dans une danse que je ne pensais pouvoir maitrise  [+]

J’étais inerte,
Je voulais ressentir,
Pleurer ta perte,
Ou dessiner un sourire,

Tu le savais dès lors,
Parfois même sans tort,
Que je ne pouvais t’aimer,
Que tu ne pouvais exister,

J’étais tiraillée par la peur,
Je me noyais dans la terreur,
Tout en toi me faisait douter,
De ta soi-disant sincérité,

Je ne pouvais te l’avouer,
Alors je m’acharnais,
A trop penser,
Que tu allais me quitter,

Mais j’ai fini par t’abandonner,
Comme un enfant qu’on adore
Mais qu’on ne peut garder,

Tes mots me pesaient,
Tes silences m’angoissaient,
Le chaos que mon esprit avait créé,
M’empêchait de raisonner,

Je voulais,
Tantôt m’agripper,
Tantôt te chasser,
Tout en ne pouvant te lâcher,

Le seul mal qui a été fait,
Est celui que je me suis infligée,
A refuser de croire chaque fois,
En la bonté de l’être roi,

J’avais peur d’aimer,
Peur d’être blessée,
Alors je t’ai poussé à me détester,
A vouloir tout laisser et avancer,

Et une nouvelle fois encore,
J’ai réussi à me convaincre à tort,
Que mes rêves étaient reniés par la réalité,
Alors qu’au final, j’avais tout moi-même nié,

Je continue de croiser ton regard,
Dans tous les miroirs,
Je me refuse de te laisser revenir,
Croyant que je réussirai à me suffire,

Toutefois, la loi de la nature impose,
Qu’on se retrouve en osmose,
Qu’on fasse enfin la paix,
Pour mieux bâtir l’humanité,

Parce que oui, je me suis abandonnée moi-même,
Dans un océan d’angoisses et de problèmes,

Alors je m’adresse à toi, à moi,
Inerte mais rêvant les yeux ouverts cette fois,

A moi,
A cette partie de moi,
Que j’ai renié pour mieux oublier
La faiblesse qui nous a condamnées,
A fléchir nos jambes pour se prosterner,
Face à tant de cruauté,

A moi,
A cette partie de moi,
Que j’ai rejeté pour mieux protéger,
Que j’ai détesté pour épargner
De l’ombre de mes propres pensées
Confinant le peu de clarté qui subsistait,

Je te touche par moments,
Mais ton corps refuse mes mouvements,
Tel est le châtiment
De ceux qui se sont éloignés du firmament,

Je ne t’oublie pas mais je ne te veux pas,
Briller à l’intérieur de moi,
La fissure était telle qu’elle nous a dissociées,
Reniant un équilibre qui devait s’imposer,

Je sens parfois cette odeur singulière,
Au milieu de mes prières,
L’odeur d’être chez soi,
L’odeur d’être moi,
Complètement.
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