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À l'aube du monde

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Victoire Lewis

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J’ai pensé à toi ce matin,
Lorsque le ciel était encore noir
Que les folies de la nuit mourraient un peu
Que les voix des passants effaçaient et ton rire et tes yeux

J’ai pensé à toi ce matin,
Lorsque les murs de ma chambre semblaient tristes et froids,
Que les chants du dehors se perdaient dans le silence des draps
Dans l’inertie de mon corps et l’indolence de mes doigts

J’ai pensé à toi ce matin,
Lorsque Paris souriait,
Que les rues pavées n'attendaient que la rencontre de tes pas
Et que les lumières de la ville se fondaient dans tes bras

J’ai pensé à toi ce matin
À tes sourires et à ta voix
À ta façon de crier aux Hommes ce qu’ils doivent entendre
Au monde ce qu’il doit être, au destin ce qu’il doit attendre

J’ai pensé à toi ce matin,
Lorsqu’autour il n’y avait plus rien,
Que tout semblait si calme, si tiède, et si vain
Lorsque l’espoir voulait mourir au creux de mes mains.

Chaque Homme de chez lui patiente
Et guette à sa fenêtre la frénésie naissante
Attend ce moment précis ou de la peur la lumière naîtra
Au crépuscule de sa vie, à l’arrivée de son Roi

N’y-a-t-il pas que tes yeux pour éveiller le plus profond des desseins
Pour porter la raison prodigieuse et la folie en son sein
Déchaîner les passions les plus folles, les feux les plus sûrs
Les âmes les plus sages, les idées les plus pures

Avec quelle insolence pourras-tu encore me dire
Dans un dernier regard, un ultime soupir
Que ta vie entière tourne autour de moi
Alors le monde, chaque instant, n’attend que toi?
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