À la forge

il y a
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Ô, forgeron habile
Tu souffles, tu tords
Tu contorsionnes
Tu donnes formes et sens
Ton soufflet tu actionnes

Tu rougis le fer blanc
Tu mates son insolence
Tu étires, tu découpes
La matière qui balance
Tu allonges le trait
Tu aplatis l’aisance
Ce qui était un bloc
Se mue en griffes d’ange

Aurais-tu appelé à l’aide une Diablesse
Pour que tes outils soient étranges fers à frisettes
Pour qu’ils lissent les plis d’une robe qui se froisse
Pour qu’ils marquent à cœur les courbes qui reçoivent
Aurais-tu succombé aux charmes de sa lucarne
Un soir de pleine Lune ou une nuit d’orage
Cherché le diapason pour chanter une romance
Acidulée d’amour sous l’ombelle des branches

Ô forgeron tes mains
Auront fait des prouesses
Je suppose à cette heure
Ton âme en liesse
Et puisque te voilà
Fusion, incandescence
Je me sens fort marri
Je te tire révérence
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Long John Loodmer · il y a
Fer et feu conjugués sous les doigts si habiles
S'allient avec bonheur en formes volubiles.

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Véronique Pédréro · il y a
Merci pour ces jolies "formes volubiles".
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Albane Charieau · il y a
moi aussi je tire ma révérence!
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Fleur A. · il y a
Un joli rythme pour ce poème
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Véronique Pédréro · il y a
Bonjour Fleur,
J'ai écrit ce poème à partir de la suggestion du labo des histoires qui fait actuellement des appels à textes : http://labodeshistoires.com/lbh/devinez/

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