A la dérive

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Nous vivons juchés sur des trônes de cristal,
En grande pompe érigés sur des ossuaires,
Trop aveugles ou trop sourds aux affres de nos pairs,
Fascinés par le jeu des ombres théâtrales.

Nous vivons perfusés à des chaînes d'Opium,
Un gant tendu vers les cieux du sanatorium,
Un monde en porte-à-faux où l'on se prend pour Dieu,
On s'y décoche des cailloux à qui mieux mieux.

Nous vivons ivre et perclus de plaisirs coupables,
Au cœur d'un infect capharnaüm incurable,
Une boîte de Pandore à grand ciel ouvert,
Sans pilule ou lapin pour clore ce calvaire.

Nous vivons comme rois au-dessus des nuages,
Plus haut même que l'illustre tour de Babel,
Assez près du soleil pour se brûler les ailes,
Opprimés, aux abois d'un mercantile engrenage.

Puis nous mourons seuls en totale insignifiance,
Bercés par les mirages amers de nos créances :
Le Cancer du monde étrangle nos existences,
D'un seul chiffre inscrit sur du papier de faïence.
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