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Bougli

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Les violences physiques étaient presque létales
Les insultes et les cris d' la maison familiale
Les privations diverses et les enfermements
Ont fait souvent couler bien plus que mon sang

Et que peux-tu y faire quand tu n'es qu'un enfant
Tu ne sais pas que la vie peut se faire autrement
Et t' encaisses les coups comme un mauvais boxeur
Tu attends que l' orage et l'ouragan aient fini leur terreur

Personne n'entend rien, ni voisin ni voisine
Personne ne sais rien, de l' école à l' usine
Et les bleus sur ta peau , il n' y a que toi qui les voit
Comme les bleus de ton âme qui encore s' échoient

Les violences physiques étaient presque létales
Les insultes et les cris d' la maison familiale
Les privations diverses et les enfermements
Ont fait souvent couler bien plus que mon sang

Les années ont passé sans amour sans tendresse
La violence s'est ancrée dans mon coeur dans mes veines
C' est que j' ai bien appris des bourreaux de la géhenne
Comment fallait faire pour semer la détresse

J' avais pas mes cinq ans que déjà je boxais
Les copains les copines et les adultes aussi
La tornade était née, le mal se propageait
Dans ma tête dans mon coeur dans ma vie

Les violences physiques étaient presque létales
Les insultes et les cris d' la maison familiale
Les privations diverses et les enfermements
Ont fait souvent couler bien plus que mon sang

Connaissant mes leçons de violences quotidiennes
J' ai fini au foyer de l' enfance fait pour me protéger
Retour à la terreur toutes les fins de semaines
Comme si je devais avoir mon énième leçon de haine

Les années ont passé c'est la rue qui m' a pris
La galère, la misère dans mes bagages aussi
C'est les petits larçins qui permettent de survivre
La manche les drogues et de quoi être ivre

Puis ce temps a passé détruisant ma santé
Enfin si on en a une quand on est pas bien né
Et puis l' amour m' a pris au détour d' une rue
Difficile d' approche il m' a quand même eu

Les violences physiques étaient presque létales
Les insultes et les cris d' la maison familiale
Les privations diverses et les enfermements
Ont fait souvent couler bien plus que mon sang

T'es tout seul pour apprendre que t'as eu tout faux
Il est difficle d être comme il faut
Le chemin est bien long et puis tu sais jamais
Si vraiment tu vas réussir à y habiter

Je décore pas les murs ils me tiennent prisonnier
Des lieux des violences qui m' ont été alloués
Pas une pièce pour me mettre au repos
Le sang , les coups sont encore en écho

Les violences physiques étaient presque létales
Les insultes et les cris d' la maison familiale
Les privations diverses et les enfermements
Ont fait souvent couler bien plus que mon sang
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