Voyage avec une âme

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Belle comme la beauté étincellante d'une étoile, émouvante comme une larme ruisselante sur une joue et forte comme la puissance d'un torrent,
cette femme si particulière intrigue autrui. Mais personne ne fait attention à elle, puisqu'elle ère parmi ce qui n'existe plus. Elle vit au coeur de ce que
l'on ne considère plus, même si son âme voyage parmi tant d'autres mânes. Elle se sent exister, elle se sent unique et de là où elle se trouve, elle observe.
Sa vision est transparente, neutre et bienveillante auprès de ceux envers qui elle comptait. Son ombre sillonne entre vents et marrées, en la terre et ses
vertus, en les coeurs attristés et éveille les consciences endormies. Elle se présente sous forme d'exploit inattendu, cela surprend mais cela rassure car elle
est si avenante et préciseuse. Et pourtant, elle ne ressentait plus les choses de la même manière. Mais elle les observait, elle les touchait grâce à la
profondeur de son regard éblouissant. Elle voyait chaque jours ce qui l'intéressait ou l'émerveillait. Elle s'associait à de nombreuses vies, comme si elle
avait côtoyé les personnes qui les vivait. Comme si elle avait ce besoin si fort, de se sentir exister encore comme elle pouvait. Mais elle savait que toutes
fois, où elle trouvait l'occasion d'explorer, d'analyser, d'observer et de s'épanouir ainsi pouvait lui faire croire qu'elle renaissait. Et oui, elle renaissait
aux travers de ces expériences exceptionnelles qu'elle vivait...secrètement. Un fin secret qu'elle tenait à préserver auprès de sa conscience. Tout en
se rendant compte, des privilèges, des voyages innombrables auquels, elle avait droit de vivre pleinement. Ou de revivre pleinement, invisible pour
autrui mais pas pour elle-même. Cela pourrait presque faire penser au fait, que c'est une chose inconcevable de notre temps des vivants. Cela dit,
mieux se dire que l'on rend les choses impossibles que lorsqu'on se met des barrières. Ou que lorsqu'on vous met des bâtons dans les roues, que les choses
deviennent impossible. Que l'impossible se crée. Alors qu'en fait, il suffit juste de bonté et de volonté, pour créer ce qui est possible. Pour créer
la possiblité. Qui dit possible, dit croire aussi. Intentinet philosophe à ses heures perdues, intentinet fonceuse et fière d'aller à la rencontre de
l'inattendu. Aussi douce, qu'une berceuse mais aussi piquante qu'un virus. Tout en restant elle-même, c'est alors qu'aujourd'hui est son jour
d'anniversaire. Donc, elle se rendit là où elle avait l'habitude qu'on le fête chez son meilleur ami Tristan. Voyez pour vous y voir, un coin paumé
dans la campagne, une cabane en bois de chêne un peu usée mais habitable, un immense champs de blé avec quelques biquettes bien entretenues. Quoi
d'autre encore...ah si! Une vue à en couper le souffle, juste sublime et vaste où l'on entend le murmure de la nature accompagnée de sifflets d'oiseau,
de la bise parfois dès l'aube, une petite fôret au loin aussi. Bref, un coin de paradis sur Terre loin des mépris et de la pollution assassine. La très chère
voyait depuis le ciel entre deux nuages, ce qui se déroulait chez son meilleur ami. Après des années suivant sa disparition, que de changements. Bien
que..peut-être non. Rien n'a bougé, tout est intact. Elle apperçoit une ribimbelle de balons de toutes couleurs, d'énormes bouquets de fleurs de toutes
sortes bien plus belles et délicates, quelques personnes qu'elle distingue à peine. Bien évidemment, elle ne voyait que Tristan puisque ça été le seul
homme qu'elle n'avait jamais quitté. Enfin, jusqu'au dernier instant, jusqu'au dernier souffle, jusqu'au dernier soutien. Mais elle semble touchée de
voir qu'après d'autant d'année, il ne l'avait pas oubliée. Cette belle demeure qu'il avait achetée à eux deux était leur petit coin de paradis. Ils aimaient
passé de longues journées à rêvasser et à se prélasser. Une touche personnelle qu'avait ajouté Tristan, c'est ce beau graffiti qu'il avait fait à l'image de sa
meilleure amie Kindra. Histoire d'embellir davantage ce lieu paisible, que leurs amis ou touristes de passage venaient admirer avec stupeur. Hélas,
seul le graffiti représentait l'inoubliable Kindra mais en réalité, Tristan l'aimait en secret. Mais Kindra ne voyait qu'en lui son confidant, son meilleur
ami avec qui elle avait fait les quatre cent coups. En gardant en tête, cette image festive en sa mémoire, Kindra s'en alla ailleurs. Comme à son
habitude, avant qu'elle s'en aille, elle se permettait d'éffleurer l'être de Tristan d'un sourire et d'un regard attentionné. La voilà, qu'elle s'en va au loin
parmi les nuages, qu'elle sentit la chaleur du soleil qui vint pointer ses rayons, de cette douce bise qui vint se joindre à lui et emporte avec elle Kindra.
Cette dernière semble toute chose à l'idée de s'évader et de découvrir de nouveaux phénomènes. Elle s'enjaille en traversant l'univers d'autres étincelles,
qu'elle croisait et qui lui souriaient. Bien qu'elle ne prêtait qu'attention aux belles complaisances que lui offraient celles-ci, et que les mauvaises, elle
les laissait de côté en les ignorant. Le chemin fut long, mais appréciable car elle survolait des kilomètres et des kilomètres de champs natures. Mais
aussi, de jolies rivières vives grâce à leur courrant doux et leurs couleurs frétillantes et éblouissantes. Aux travers de cris d'enfants émerveillés, de gens
qui se côtoyaient simplement en engageant divers sujets de conversations, d'animaux de compagnie qui jouaient pleinement, du temps d'été qui
venait mettre une sensation de plus, à ce que vivait Kindra. En parcourant des milliers de kilomètres, elle arriva au milieu de nulle part en pleine brousse.
Intruguée et de nature curieuse, elle
fit une alte pour s'approcher de plus près de cet endroit sublime.
Elle prend le temps d'admirer avec enthousiasme ce qui dessine ce lieu, en observant comment les habitants l'ont bâti. De
charmantes bicoques en paille tissée et en terre, quelques animaux vivant aisément tels que des chèvres, des chiens, des lémuriens. Et bien sûr, une centaines de cul-terreux qui vacquaient à leurs
occupations quotidiennes.
A savoir, s'occuper de leurs animaux en les nourrissant, de s'occuper de leurs champs bien entretenus, de leurs habitats communs et de leurs enfants en bas âge.
Kindra était charmée par leurs parements, pour les femmes c'était des pagnes de couleurs vives et chaleureuses qui les ravissaient. Pour les hommes et les enfants, c'était des boubous en soie
avec de belles couleurs qui les illuminaient autant. Il y avait comme une ambiance assez apaisante et conviviale qui régniait au sein de ce village africain. C'est ce que ressentait Kindra toute
sourire et émue par ce qu'elle voyait. Quand l'émotion la gagnait, elle révélait son côté enfantin et si touchant, ce qui la submergeait au plus haut point. Elle pensait peut être passé inaperçue
parmi eux. Alors elle se permit de flâner entre eux, en visitant leurs maisonnettes, en s'intéressant à leurs besognes, en appréciant de voir se dérouler sous ses yeux l'émerveillement des enfants,
en profitant avec eux comme si elle faisait partie de cette petite communauté. La fin de la journée approche, les femmes et les enfants se mirent à chansonner pendant que les hommes jouent de
divers instruments de musique. Tels que des kass-kass, du djembé, la kalimba, le shékéré, la kora, le bâton de pluie et le balafon qui ambiancent un début de soirée assez prometteur. Kindra
s'initie à cette influence rythmée et s'enjaille au beau milieu de cette communion vive d'esprit et surtout fière d'être libre. Kindra a cet instant se sentait revivre parmi eux, elle se laisse emporté
par les rythmes entraînants qu'enchaînaient parfaitement les hommes. Les chants que chantonnaient les femmes et les enfants avec passion étaient les uns les autres plus beaux. Kindra en avait
les larmes aux yeux, ses larmes s'évaporaient telles des grains de poussières qui se mêlaient à la terre brunâtre du village. La fête n'en finissait pas, vue que la joie et le bonheur étaient
au rendez vous, et qu'ils ne se souciaient en aucuns cas à l'heure. Puisqu'ils n'étaient pas soucieux de cela, ni de quoi que ce soit d'ailleurs selon les pensées positives de Kindra. Et ils démontraient
honorablement ce qu'elle pensait, puisqu'elle vivait intensément ce moment, tout comme eux. Gentiment, le calme vint mettre un terme à cette festivité car les enfants tombaient de sommeil. Alors,
les femmes se chargeaient de coucher leurs enfants, dans leurs cases respectives. Autour d'un feu qui rendait la fin de cette soirée commune plus chaleureuse, les hommes continuaient à jouer
des airs plus doux mais tout aussi entraînants. Sans chants, mais avec une volonté de bercer les âmes et l'ouïe endormie des enfants couchés dans leurs cases. Et Kindra avait pris place auprès de
l'un d'eux en s'asseyant en tailleur. Les femmes revenaient embrassé leurs hommes tendrement avant d'aller dormir. Il ne restait que les hommes, à présent qui parlaient dans leur dialecte et riaient
de temps à autre. Kindra commençait peu à peu à fatiguer, elle décidait de s'inviter dans l'une des cases accueillantes pour y pioncer. Mais l'homme auprès du lequel elle était assise, se leva et se
dirigea vers elle:
-Tu t'es perdue?
demande le villageois surpris de la présence de Kindra.
Elle était restée figer face à l'interpellation du jeune homme, qui visiblement la voyait. Il lui aura fallu quelques secondes de réflexion, avant qu'elle se rende à l'évidence que pour lui, elle n'était
transparente. Et enfin en reprenant sa conscience, elle se décide à lui répondre:
-Euh...non. Je me baladais simplement. Et j'ai atteri ici. Je vous importune, peut-être?
-Non, ne t'inquiètes pas. Je sens que ton âme est saine. Viens dont te joindre à nous, je t'invite. Moi, c'est Kitoko. Et toi, quel est ton prénom?
-Kindra.
Kitoko tendit ses bras comme pour lui ouvrir le chemin d'invitation. Kindra émue accepte et suit Kitoko, celui-ci annonce la venue d'une invitée parmi eux, à ses amis. Ces derniers rigolèrent et
ne prenèrent pas au sérieux, les dires annoncés de Kitoko. Alors celui-ci cogite dans sa tête pour rendre visible Kindra. Et il lui vint une idée, les flammes de feu pouvaient peut-être rendre sa
présence voyante pour les autres du moins. Il s'adressa à elle, en l'orientant de ses conseils, qu'elle se mette au centre du feu et que la chaleur lumineuse l'aiderait. Kindra ne s'était pas posé
de questions, elle se fiait à ce que lui dictait Kitoko. Aussitôt, elle entra au centre des flammes et peu à peu sous les yeux étonnés des compagnons, l'apparence de Kindra prit forme. Les
étincelles de la braise rendirent Kindra si éblouissante, si magnifique que les villageois restèrent ébahis sous sa beauté extraordinaire. Ils découvrèrent une jeune femme à la peau ébène, aux
yeux verts clairs, des cheveux tombants sur sa chute de reins, afro et soyeux de couleur auburne. Kindra était vêtue d'une robe longue en lin turquoise, pieds nus, un visage ovale un peu amoché
par quelques cicatrices qui modifiaient ses traits:
-C'est elle, ta convive mec?!
s'étonne l'un des villageois en demandant à son ami Kitoko.
Ce dernier hoche la tête fièrement et reste sans voix face à sa sublimité rare. D'un coup de tapette amicale dans le dos, Kitoko revient à ses esprits et son ami, Bamak l'interroge:
-Comment est ce possible, l'ami de nous avoir caché une aussi belle...chimère?!
-Je la découvre en même temps que vous les amis.
-Ah bon?! Je ne comprends pas.
dit Bamak en faisant la moue.
-Ô mes frères que vous arrive t il?! On dirait que vous avez vu le diable en personne! On va lui montrer au combien nous sommes accueillants et mettre à l'aise. Allé, bougez vous les gars!
Réveillez vous!
les encourage vivement Tingha en se mettant à jouer quelques notes de musique, à l'aide de son kass-kass.
Ce qui enthousiasma la petite troupe qui se mit à jouer chacun de leur instrument, un rythme endiablé et entraînant jusuq'au petit matin. Seulement, le feu n'ayant pas été alimenter de vieilles
branches de bois s'était éteint. Il ne restait qu'une grosse brûme de fumée qui grisaillait peu à peu le ciel et le village. Kindra n'était plus elle avait disparue avec la fumée, Kitoko était le seul
attristé de ne pas pu lui dire aurevoir. Tandis que ses camarades reprenaient le cours de leur vie normalement, sans même garder en tête la venue de Kindra. Ce qui au fond désola Kitoko qui
rentrait dans sa case rejoindre sa famille. Quant à Kindra, elle se retrouva dans une tournure tout à fait spécifique
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