Vertige

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Ex comédienne, ex galeriste d'Art, ex épouse, mais je me soigne. L'écriture une passion. J'aime l'aventure tantôt réelle ou teintée de fictions. Le sac à dos transporte mes nourritures  [+]

Image de Eté 2016
De la fenêtre du cinquième étage, Joanna regardait le jour se lever. Face à elle se dressait la place de l’hôtel de ville avec son beffroi et sa grosse horloge qui implacablement marquait les heures de son bourdon. S’épaulant l’une contre l’autre, de hautes et étroites maisons couvertes de toits crénelés, entouraient cette vaste esplanade.

Vertige ! C’était l’impression qu’avait ressentie Joanna lorsqu’elle était arrivée dans ce petit appartement situé sous les toits, au dernier étage d’un de ces immeubles. Il lui avait fallu plusieurs jours avant qu’elle ne s’affranchisse de ce vide.

Mais tout cela était poussière de souvenirs et les craintes de Joanna s’étaient peu à peu estompées. Pas toutes cependant. Des images de jeunesse la hantaient toujours et ses nuits étaient encore envahies de vieux démons qui venaient la tirer par les cheveux comme elle disait. Elle savait alors qu’elle ne pourrait plus trouver le repos avant plusieurs heures. Elle se levait, prenait un café et regardait la vie se dérouler sous ses fenêtres. Les noctambules éméchés, les amoureux amoureux, les chiens pris d’une envie pressante promenant leur maître à la tête hirsute de sommeil. À tout ceux la, la nuit allait bien.

Cette nuit, Joanna avait eu peur du noir. Elle s’était levée, laissant Gilles, son mari, profondément endormi et attendait que ses peurs se dissipent. Toujours les mêmes images de fuite, de cris, de guerre. Son pays, elle n’y reviendrait jamais. D’ailleurs, plus personne ne l’attendait. Tous morts. Serbie, Croatie. Qui avait raison, qui avait tort ? Le mal était fait et les blessures de l’histoire seraient longues à cicatriser.

Du haut de son mirador, Joanna se préparait comme chaque matin à noter les faits qui allaient se dérouler sous ses fenêtres. C’était son truc à elle depuis qu’elle était petite. Elle avait démarré ses cahiers dans son village en guerre. Il fallait se méfier de tout et de tous. De ce que l’on disait, de ce que l’on faisait, des gens que l’on croisaient, des parents, des amis, des voisins. Alors, munie de ses carnets, Joanna partait s’asseoir sur un des petits murets de pierre ceinturant le village et notait, inscrivait, listait les étrangers de passage, leurs physionomie, la façon dont ils étaient vêtus, les numéros de voiture stationnant dans les rues, leurs allées et venues. Elle avait accumulé des jours et des jours de rapports, au cas où des preuves eussent été nécessaires. C’était devenu une seconde nature. Elle allait même jusqu’à préciser dans la colonne « détail » si les personnes observées étaient sereines ou joyeuses rien qu’à leur façon de se déplacer.
Depuis qu’elle était arrivée dans sa nouvelle vie, elle avait déjà rempli trois carnets. Qu’allait-elle en faire ? Elle n’en savait rien car les gens d’ici ne semblaient pas avoir d’histoire. Souvent seuls, pressés. Peu de rencontres, peu de bavardages. Trop futile tout cela. Ils courent pour rattraper le temps et l’argent, maître de leur vie.

Mardi 5 septembre
5h47 – passe Monsieur – élégamment habillé – costume foncé, chemise blanche, imperméable gris. Il porte à la main un porte-document en cuir sombre et un parapluie accroché par des sortes de sangles. Ce doit être un homme prudent, jamais surpris par la pluie ni le froid. Ses cheveux sont bien lissés mais menacés de calvitie. Il marche vite – il doit sans doute prendre le premier train. Aujourd’hui, il est en retard de trois minutes. Il doit sûrement travailler dans un service financier. Cela se voit même de loin. Jamais il ne lève la tête. Pas de rêves chez ces gens là. Regarder les étoiles ou la lune qui à cette heure brillent encore, est temps perdu. Lui, court après l’argent c’est certain.

6h 15 – C’est au tour de Madame Maman – Elle pousse un landau à trois roues. Sportive sans aucun doute. À son épaule pendent de nombreux sacs qui débordent de tout le nécessaire pour le bébé. Elle semble plus fatiguée que les autres jours. Elle porte un manteau court de couleur havane. De hautes bottes galbent ses longues jambes. Elle va conduire son enfant chez une nourrice proche de son lieu de travail. Elle repassera dans quinze minutes en courant et en regardant sa montre car toujours en retard. Ses cheveux sont blonds roulés en un chignon imparfait tenu par une pince. Élancée, mince, elle pourrait travailler dans la communication, ou l’accueil ?

7h30 – C’est l’heure à laquelle passe mon amie. On ne se connait pas mais elle m’a souvent aperçue à la fenêtre et me fait chaque jour un petit coucou de la main. Elle travaille à la brasserie du coin. J’irai la saluer d’un petit sourire pour lui dire que je suis son amie. J’ai encore beaucoup de mal à m’exprimer en français et j’ai peur que l’on se moque de moi, alors je préfère me taire. Je ne connais pas son nom. C’est une femme petite, menue, toujours habillée de neuf. Je n’oserais pas porter ses vêtements très branchés mais cela lui va bien. Aujourd’hui, elle est vêtue d’un pull à col roulé, hyper moulé, sur un pantalon de cuir noir très serré et des chaussures rouges hauts talons. Une grande besace de même couleur lui entoure les épaules. Ses chaussures
sont trop grandes pour elle, je les entends traîner sur l’asphalte comme si elle allait les perdre à chaque pas. Il faudra que je lui donne un prénom, ce sera plus commode. Tiens, aujourd’hui elle a teint ses cheveux blonds en noir et rouge. C’est assez étonnant mais pourquoi pas ?
Gilles n’aimerait pas savoir que je suis son amie. Il est militaire et n’aime que ce qui est ordonné. Je suis donc obligée, pour lui faire plaisir, de m’habiller « classique ». Jupe droite marine et chaussures fermées de même couleur, petit chemisier blanc ou bleu, pull col V bleu clair. J’ai vingt-quatre ans et parfois j’ai l’impression d’en faire quarante. Gilles est parti pour une mission en Afrique et je reste de longues journées seule avec les enfants, trop petits encore pour fréquenter l’école.

Le carnet de Joanna est devenu son confident, sa bonne amie auprès de qui elle peut épancher ses émotions, ses idées, ses pensées.

Jeudi 10 septembre.
Huit heures trente du matin. Joanna n’a pas encore vu passer son amie. En retard peut-être ? Non, impossible. Depuis que Joanna a débuté son journal, son amie ne s’est jamais absentée du travail. Alors souffrante ? Elle passera devant la brasserie pour voir si elle l’aperçoit.

Vendredi 18 septembre.
Son amie ne travaille plus à la brasserie. Elle a été remplacée par un homme. Elle ne sait pas ce qu’il lui est arrivé ? Elle n’ose pas questionner ? Gilles rentre bientôt de mission, il faudra qu’il s’informe.

Mardi 21 septembre.
Joanna a peur. Elle a croisé des policiers dans la rue. Ils arrêtent les gens et leurs posent des questions. Elle ignore la raison de ces contrôles. Elle est inquiète. Quand cela se passait dans son village, ils emmenaient les hommes, parfois les femmes que l’on ne revoyait jamais. Elle rentre chez elle, elle ne sortira plus avant le retour de Gilles.

Samedi 25 septembre
Gilles est rentré, fatigué de sa mission. Ils ont tous deux des tas de choses à se dire.
Il lui raconte l’Afrique, sa complexité, son coté insaisissable mais aussi les envoûtants couchers de soleil dans la savane, le bouillonnant ballet des bateaux rentrant de la pêche ramenant des hommes épuisés et aussi les marchés si bruyants et multicolores, etc. Il a tant et tant d’histoires à raconter. Joanna ne l’écoute plus. Elle regarde par la fenêtre. Les policiers sont toujours là, au bas de chez elle. Elle n’attend qu’une chose, qu’il termine le brillant récit de son aventure africaine pour lui exposer ses craintes.

En quelques phrases, Joanna brosse l’essentiel des petits événements qui ont émaillé ses jours. Contrairement à Gilles, elle a peu de choses intéressantes à raconter. Elle est surtout inquiète de cette présence policière. Que cherchent-ils ? Qui cherchent- ils ? Si on la questionnait, que dirait-elle ? Elle parle à peine le français.

Gilles connaît le passé de son épouse et comprend la tension qui l’habite. Il l’a prend dans ses bras, l’embrasse tendrement et lui promet de se renseigner. Militaire de carrière, cela fait sérieux. Les policiers lui livrent rapidement la raison de leur mission. Enquête de routine. Une femme a disparu, elle travaillait au bar. On dit qu’elle avait d’étranges fréquentions.

— Bonne nouvelle Joanna. Ils ne te recherchent pas plaisante Gilles en entrant. Enquête de routine. Disparition d’une jeune femme qui remonterait au début de septembre.
— À la nuit du 10 septembre, murmure gravement Joanna.
Gilles la regarde, surpris.
— Comment sais-tu cela ?
— Mon carnet. Sa case est restée vide ce jour là.
— Gilles est de plus en plus étonné. Joanna, il faut que tu m’expliques.
Joanna s’en veut d’avoir trop parlé. Elle n’aurait pas dû. Elle reste muette, les yeux fixes, le front appuyé à la fenêtre.
— De quel carnet s’agit-il ? reprend doucement Gilles.

Joanna ne parlera pas. Gilles n’insistera pas car il connait plus que tout autre les séquelles laissées par cette maudite guerre.

L’automne se charge d’annoncer sa venue et un vent du Nord glacial souffle au travers des interstices obligeant les gouttes d’eau à s’écraser de toute leur force sur les baies vitrées de la chambre laissées sans rideaux. Le bruit est si fort que Joanna ne peut trouver le sommeil et des dizaines d’idées tournent et retournent dans sa tête. Elle se dit qu’elle aurait du poser des voilages, depuis le temps. Elle pense à son amie, elle pense à ses parents.
Quelle heure peut-il être ? Déjà presque une heure du matin. Se serait-elle endormie ? C’est étrange, elle n’a pas entendu le gros bourdon sonner les douze coups de minuit ?
Au petit matin, Joanna a la tête des mauvais jours. Au réveil, elle constate que les aiguilles de l’horloge sont restées accrochées l’une à l’autre comme des siamoises.
Mauvais présage ! On dit chez nous que l’horloge qui s’arrête à minuit prédit source d’ennuis. Des augures de ce genre, Joanna n’en manque pas. Depuis la nuit des temps les paysans de son pays n’auraient pas pris de décisions sans recours aux présages. Tous les actes de vie étaient soumis aux signes tant pour les choses futiles que pour les grands projets. Elle n’en a oublié aucun mais certains ne sont plus réactifs. Ils valaient pour là-bas mais ici tout est différent.

— Ne t’en fais pas ainsi Joanna, ce n’est qu’un problème mécanique. Les services techniques de la ville s’en occuperont rapidement et tout rentrera dans l’ordre.

Les semaines passèrent laissant l’horloge du beffroi muette de ses heures. Pour occuper les longs mois d’automne, Joanna travaillait d’arrache-pied sa langue d’adoption. Elle s’exprimait de mieux en mieux, lisait dorénavant les journaux, délaissant peu à peu ses carnets de notes.

Ce n’est qu’à l’approche de Noël que la municipalité décida de réparer en grande urgence, l’horloge du beffroi. Noël sans les douze coups de minuit ferait mauvais effet. Les aiguilles se remirent à trotter et le temps à courir.

Le lendemain matin, une effervescence toute particulière régnait sur la place. De son cinquième étage, Joanna voyait des visages connus assemblés par petits groupes. C’est étrange cette agitation matinale ! pensa-t-elle. Au même moment, Gilles rentra précipitamment et lui tendit le journal local. Peux-tu lire l’article en bas de page s’il te plait?

« Découverte macabre » Les services techniques de la ville ont été témoins hier, d’une triste expérience. En voulant réparer l’horloge du beffroi, ils ont découvert un corps de femme tout habillé, pendu au faîte du beffroi. Une de ses chaussures ayant glissé est tombée dans les engrenages de l’horloge, bloquant ainsi les aiguilles. Etant donné l’état de la victime, le corps n’a pu être identifié. Le crime remonterait à plusieurs mois.

Joanna garda longtemps la tête baissée regardant fixement les lignes du journal.
— Rouges, dit-elle, elles étaient rouges ses chaussures. Gilles, il faut que tu ailles à la police, que tu demandes de quelle couleur était ses chaussures.
— Enfin Joanna, tu déraisonnes. Est-ce que tu me voies arriver au bureau de police et poser la question de quelle couleur était les chaussures de la morte ? Non, là je ne te suis pas.
— Je n’ai même pas eu le temps de lui donner un prénom, reprit Joanna. Elle était juste mon amie, toujours souriante. Je la voyais tous les matins.
— Mais de qui parles-tu ? On ne sait pas qui est cette femme et tu es entrain de me raconter des histoires qui ne tiennent pas debout. Si tu sais quelque chose, vas donc à la police faire une déclaration.
— Non non pas la police. Jamais la police. Elle ne comprendrait pas.

En quête d’informations, Gilles décida de rejoindre les gens rassemblés sur la place. Un périmètre de sécurité avait été placé autour du beffroi où la police criminelle s’activait à la recherche du moindre indice. Accoudés aux barrières métalliques qui ceinturaient le lieu, des curieux regardaient les spécialistes à l’ouvrage. Impressionnants dispositifs disaient certains, oui impressionnants ! Ils ont eu du mal à descendre cette pauvre fille, vous pensez bien dans l’état dans lequel elle était ! Ils l’ont embarqué dans l’ambulance comme elle était avec ses chaussures rouges.

Gilles resta quelques secondes interdit.
— Rouges, vous avez dit rouges. Elle portait des chaussures rouges ?
— Ben oui ! Qu’y a-t-il d’extraordinaire à porter des chaussures rouges, reprit une femme ?

Gilles ne sut que répondre, abasourdi par ce qu’il venait d’entendre. Joanna avait raison mais était-ce le fruit du hasard ou la science des augures dont elle parlait sans cesse.

Quand il entra dans l’appartement, Joanna avait étalé sur la table du salon tous ses carnets de note. C’est à peine si Gilles s’en aperçut.
— Joanna, dit-il, nous avons à parler. Que sais-tu à propos de la victime? Je veux bien croire à certains de tes présages mais je ne veux pas que tu me prennes pour un imbécile. Qu’as-tu d’autre à me dire?
— Vois-tu ces carnets, ce sont des notes, des rapports, des détails sur plus d’un an. Tous ceux qui sont passés sous nos fenêtres, je les ai fichés. J’ai répertorié leurs habitudes, leurs heures de passage, leur comportement. J’ai noté certains détails qui me semblaient intéressants et à la date du dix septembre, la case de mon livre est restée vide. La femme de la cafétéria n’est pas venue et n’a jamais réapparu. Elle était vêtue, selon les détails indiqués, de noir et portait des chaussures rouges. Voilà. Tu sais tout. Je sais que c’est elle. Elle était mon amie et je suis triste aujourd’hui. Tu peux leur révéler l’histoire maintenant.

Gilles feuilletait un à un les carnets, impressionné par le travail de fourmi minutieusement engrangé au jour le jour.

On connait parfois mal les êtres qui partagent notre vie, pensa-t-il. Il prit son téléphone et appela la police.
— Nous avons des révélations à vous faire au sujet de la femme du beffroi. Pouvons-nous passer ?
Gilles prit la main de Joanna.
— Viens maintenant, tu dois être suffisamment forte, pour saluer ton amie une dernière fois. Elle a besoin de toi, même dans l’au-delà.

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Utilisateur désactivé · il y a
Nouveau lecture de votre nouvelle ce soir : Bravo et Merci pour le partage.
Si vous avez une minute, mon poème-fable, "le coq et l'oie" est en finale du prix été 2016 jusqu'à DEMAIN. Merci Beaucoup si vous venez le soutenir à nouveau.
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/le-coq-et-l-oie

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Françoise Poulain · il y a
Richard bonjour,
Etonnante nouvelle, non dénuée d'intérêt. Je suis toujours subjuguée de toutes les idées qui trottent dans les têtes des auteurs - belle première - a bientôt.

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Françoise Poulain · il y a
JadeGo bonjour
Vertige s'est imposé je ne saurais dire comment. Au hasard des chemins de la pensée sans doute. La chaussure rouge fut le fil conducteur pour plusieurs de mes nouvelles; Ensuite, voguent les idées. Merci d'avoir pris le temps de lire cette nouvelle.

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Richard · il y a
sans suspense, ni intrigue, mon vote!
invitation dans "mon château", ma premiere nouvelle ;-)

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Dominique Hilloulin · il y a
j'aime bien"on connaît parfois mal les êtres qui partagent notre vie" ! car, au delà de l'histoire que vous déroulez , avec force détails, il y a l'histoire de ce couple formé de deux êtres qui vivent chacun une vie à part à l'intérieur de leur vie commune . Cela aussi donne le vertige . J'ignore si vous avez voulu créer le décalage ou s'il est venu par le déroulement du récit ; J'ai voté .Voici ma page de poèmes , si la curiosité vous y pousse :http://short-edition.com/oeuvre/poetik/artiste-1
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Myl Lacroix · il y a
Bonne chance ; je vote ; si vous avez un instant, passez me lire http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/ce-mot-la-2
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Br'rn · il y a
Je ne sors plus sans casquette, lunettes noires et fausse barbe !
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Utilisateur désactivé · il y a
Écrivant peu de nouvelles, j'aime beaucoup les lire . La votre est particulièrement bien menée et je vous souhaite bonne chance !
A bientôt, sur ma page, si vous le souhaitez.

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JadeGo · il y a
Excellente nouvelle, l'écriture est fluide et l'histoire intéressante. Mon vote, en espérant que vous irez loin !
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Christiane Tuffery · il y a
Votre plume est très agréable et nous transporte dans un monde très particulier fait de souvenirs, de peurs, de silences et de solitude que Joanna comble avec ses carnets. C'est une fine observatrice à la sensibilité exacerbée. J'ai passé un très bon moment de lecture et vous en remercie.
Si vous avez le temps dans l'avion : http://short-edition.com/oeuvre/nouvelle/la-succession

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