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Une nuit

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Emma Bru

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Il avait baissé le store aux trois-quarts, plongeant ainsi la pièce dans la pénombre. Il s’était ensuite calé dans son confortable fauteuil de lecture. Pas de musique. Apaisant silence à peine entrecoupé par le léger bruit des rasades de whisky qui enflammaient peu à peu sa gorge. Il pensait à elle, là assis dans l’obscurité. Il pensait à elle depuis déjà une bonne heure. Il avait fumé une cigarette, puis une deuxième. Sa main glissait lentement sur ses cuisses, se rapprochait de l’entrejambe... Et puis c’était elle qu’il approchait maintenant dans ce songe. Il lui disait au revoir, ses lèvres se déportaient jusqu’à sa bouche. Sa main droite s’attardait dans le creux de sa clavicule, puis se faufilait sous sa chemise. Sa main gauche n’y tenait plus et venait se plaquer fortement contre son sexe. Leurs langues s’enlaçaient encore et encore. Venir en elle... Venir en elle... Il ne le fallait pas. Chacun le savait. Elle sentait une hésitation dans ses mains qui, pourtant, étaient en train de s’emparer de tout son corps. Elle lui chuchotait alors à l’oreille : « Rien qu’une nuit ». Ses yeux se fixaient dans les siens pour exprimer son acquiescement pour cette seule nuit. Alors ils quittaient le couloir de l’appartement dans lequel ils étaient restés jusque-là. Ils se rapprochaient du lit, s’asseyaient doucement au bord, se regardaient une dernière fois les corps immobiles, puis c’était l’étreinte.
Une étreinte magnifique, les mains de chacun semblant deviner chez l’autre les zones les plus sensibles, les plus offertes au tourment. Le contact de leurs corps, ces deux gouttes de sueur entre ses seins, son sexe à lui qui retrouvait une vigueur oubliée depuis de nombreuses années...

Alix avait-elle eu un songe similaire ? Il le pressentait. Depuis leur première rencontre, la tonalité de leurs échanges avait nettement changé. Son frère Henri lui avait parlé à plusieurs reprises de ce nouveau collègue qu’il fallait « absolument » qu’il lui présente. Il faut dire qu’Henri appréhendait le réseau de ses relations comme une vaste toile d’araignée au sein de laquelle il concevait sans cesse de possibles jonctions. Aussi aimait-il particulièrement repérer les affinités électives chez les personnes de son entourage et créer des occasions de rencontre. Son intuition étant généralement bien aiguisée, cela avait fréquemment permis à sa sœur de nouer de solides amitiés.
Alix habitait à Lyon où elle exerçait la profession de bibliothécaire. Henri, quant à lui, dirigeait une librairie à Dijon. Voilà trois mois qu’il avait embauché Martin et, chaque fois qu’il en parlait à sa sœur, c’était avec un enthousiasme non dissimulé. « Très sympa », « goûts similaires », « même état d’esprit », lui laissant ainsi clairement entendre qu’il voyait se profiler entre eux les contours d’une camaraderie, voire d’une amitié (l’imagination d’Henri, bridée par une sorte de retenue spontanée, n’allait jamais au-delà). Alix accepta alors de faire la connaissance du fameux Martin lors d’un dîner organisé par Henri. Une entente intellectuelle, un humour commun aussi. Effectivement, son frère avait vu juste. Forme de connivence immédiate, mais au départ purement amicale. Aucune ambiguïté de part et d’autre. Puis une deuxième, une troisième rencontre...

Jusqu’à cet autre dîner, il y avait deux mois de cela. Vendredi 28 juin 2013. Ce jour-là, tous deux se sentirent peu à peu gagnés par un trouble difficilement contrôlable. Il vit ses joues s’empourprer quand il posa son regard un peu trop longuement sur elle. Elle aperçut le léger tremblement de ses mains lorsqu’il lui servit un troisième verre de vin...
Comme si la présence de chacun avait subitement et simultanément acquis une résonance nouvelle, se réappropriant l’épaisseur de sa chair et éprouvant toute l’attraction qu’elle se mettait à exercer sur l’autre. L’autre qui ne l’était déjà plus tout à fait. Le même et l’autre. Venir se blottir dans un recoin de cette autre intériorité et sentir se fissurer les frontières du même... Au point que, plus le repas avançait, moins ils osaient se regarder en face.
Il cherchait le nom de cet os qu’il voyait saillir par l’étroit entrebâillement de sa chemise. « La salière ? ». « Salière », oui c’était ça. Il regardait cette cavité nettement creusée à la dérobée. Une expression de sa minceur et une promesse discrète de son intimité, avait-il songé alors. Au moment de se dire au revoir, alors que ses lèvres effleuraient sa joue, il avait eu l’image fugace de celles-ci glissant jusqu’à sa bouche.

Fin juin. Arriva bien vite la période des vacances estivales à même de rompre le flux des pensées intenses : marches en montagne, soirées plaisantes avec des amis de longue date, lectures... Outre quelques ouvrages qui sortiraient à la rentrée et qu’il souhaitait lire au préalable en vue de la composition de la table « on a aimé » disposée à l’entrée de la librairie, il avait aussi envie de relire des textes sur lesquels son attention ne s’était pas portée depuis longtemps. À cette fin, il mit dans son sac des recueils de nouvelles d’Edgar Poe et de Maupassant, mais aussi Noces au paradis de Mircea Eliade. Il se dit que c’était là le hasard des doigts errant sur les rayons de la bibliothèque, comme s’il ne connaissait pas par cœur l’organisation de celle-ci... Quinze ans au moins s’étaient écoulés depuis qu’il avait lu cet ouvrage mais, sans se souvenir précisément des textes qu’il avait pu souligner alors, il en avait gardé l’impression forte qu’il renfermait une part importante du sel de l’amour. Impression vite confortée par la relecture de certains passages.

Mavrodin - « On s’aperçoit subitement que l’on est transformé, presque sans se rappeler où cela a commencé. »

«... il se produit dans la vie de chacun d’entre nous un miracle de quelques secondes : la rencontre d’un regard, un baiser, un attouchement, qui ne ressemble à rien de tout ce que nous avons connu jusque-là. C’est comme si commençait quelque part un nouveau fil, un éveil à quelque chose d’autre : initiation mystérieuse et cependant naturelle à un univers jamais connu. »

Était-ce pour lui ? Jusqu’à quel point était-il concerné par ces mots ? Était-il d’ailleurs seulement concerné ? Se poser la question n’était-ce pas une preuve de sa distanciation intérieure ? Mais ne forçait-il pas les cadres de son esprit pour y introduire ce questionnement ? Il se sentait à la fois installé avec une évidence pleine entre les virgules de ces mots chaque fois qu’il les lisait et capable de se situer encore en dehors de ce sas dès lors qu’il refermait le livre. Balancier incertain qui le faisait tournoyer dans les eaux troubles des cœurs égarés.
À côté de ces petits pics amoureux qu’il s’accordait ici et là, il s’arrangea pour noyer ses perturbations cardiaques dans le climat de détente offert par ces heures d’été. Subtil mélange de moments apaisants et exaltants qui ramenait son intériorité à une température modérée. Il parvenait ainsi à retracer les frontières de sa vie raisonnable. Les jours passant, il se disait que le feu intérieur qui l’avait traversé l’autre fois était sans doute dû à une atmosphère des plus propices : ambiance cotonneuse du restaurant, enivrement suffisamment avancé pour que son regard éprouve tout le charme de sa silhouette et de sa voix. Oui, même s’il ne pouvait contester le fait qu’il la trouvait particulièrement séduisante, il se persuadait que ce n’était là qu’un emballement passager. Il lui fallait garder la tête froide et l’esprit clair.

Fort de ces résolutions, il accepta sans difficulté un nouveau dîner organisé en la présence d’Alix début septembre. Refuser c’eut été s’avouer qu’il n’était pas tant au clair avec lui-même qu’il voulait bien se le dire. Il était arrivé avant elle au restaurant : il avait déjà commandé un apéritif et entamé la discussion avec les autres convives. Il était en train de relater sa vaillante marche jusqu’au col de la Vanoise lorsqu’elle poussa la porte du restaurant. Dès lors, toute la capacité de résistance qu’il croyait avoir acquise pendant les vacances s’écroula en une fraction de seconde. Le repas fut un véritable supplice. Tout en elle le touchait : les différentes inflexions de sa voix soulignant son intelligence tranquille, la façon dont elle reposait son menton sur le dessus de sa main gauche lorsqu’elle écoutait attentivement, son sourire, la longue courbe de ses cils abritant la noirceur de son regard...

Les jours se sont ensuite mis à défiler, lents, lourds, martelés par le manque de sa voix et le désir torturant de sa peau. Si douce sous le tissu civilisé, le devinait-il. Elle l’avait invité : « Viens me voir quand tu veux », avait-elle dit sans autre commentaire.
Une semaine, deux semaines, trois, jusqu’à ce qu’il éprouve le besoin de s’enfermer dans la pénombre de son bureau pour songer à elle et rien qu’à elle. Il envoya un courriel : « Je peux venir demain à Lyon. Seras-tu là ? » Réponse quasi immédiate : « Rendez-vous à 19h en bas de chez moi. »
Le lendemain, il prit donc la route en direction de Lyon sous un prétexte professionnel quelconque. Il rentrerait le jour suivant. « C’est entendu ». Un dernier regard à sa femme, Émilie, qu’il aimait et qu’il n’avait d’ailleurs jamais trompée jusque-là. Il l’avait épousée, convaincu qu’elle était la femme de sa vie et rien, depuis vingt ans, ne l’avait jamais fait douter de la force de cet attachement. Pour cela, il avait su résister à tous les vents contraires. « Ça ne vaut pas le coup », s’était-il dit à chaque fois. Le plus important était de ne pas trahir sa compagne, de pouvoir toujours la regarder en face sans sourciller. Il s’était ainsi toujours senti solidement armé pour ne pas céder aux tentations qu’il avait connues jusqu’à présent.
Mais désormais c’était différent : il se sentait déchiré, plié en deux par ce visage qu’il sentait si proche du sien. Comment comprendre cette proximité ? Comment capter les contours de cette attirance qui semblait avoir investi chaque cellule de son être ? Elle trouverait certes à s’exprimer dans le rapprochement de leurs deux corps, mais il savait qu’il était au-delà du seul désir charnel. C’était bien plus que cela. Ses yeux posés sur lui semblaient dotés du pouvoir de l’extraire de sa mort intérieure. « Tes yeux me soutiennent, caressent mon visage », avait-il éprouvé le besoin d’écrire dans son carnet dans le taxi qui le ramenait chez lui à l’issue de leur dernier dîner. S’exprimait là une donation unique. À la fois violente et d’une infinie délicatesse. Transport inouï qui le bouleversait. Il était convaincu que cette attirance devait se laisser libre cours avant qu’il ne puisse rentrer et poursuivre sa vie aux côtés de sa femme.

« Désormais tout pouvait arriver, à tout moment ; mais tout paraîtrait naturel, tel un destin absurde qui s’accomplit... »

Rendez-vous en bas de chez elle comme convenu. Dîner dans un restaurant du quartier : conversation riche, vins fameux, rires... Il la raccompagna et le film commença à se dérouler comme dans le songe : le baiser qui dérape, les mains qui s’emballent, les jambes qui s’agrippent... Il la devança même : « rien qu’une nuit ». Il ne casserait pas le fil établi de son existence et il était presque certain qu’elle ne le lui demanderait pas mais cette nuit, cette seule nuit, il s’approcherait de ce feu spirituel et charnel. Et c’était tout ce qui comptait.
L’aube d’une autre vie qu’il ne vivrait pas, mais qu’il s’autorisait à effleurer.

Lendemain matin. Se regarder encore un peu transportés par leurs caresses réciproques et se quitter. Le réel n’avait pas trahi le songe, mais c’était sans doute parce qu’il avait su s’inscrire dans cette étroite ouverture. « Rien qu’une nuit ».
Ou alors la réalité était pire que cela. Chacun le sentait confusément : s’accorder quelques heures de plus, c’eut été peut-être atteindre le point de rupture, celui qui aurait fait basculer leurs deux existences. Impossible alors de regagner le périmètre tiède de leurs vies d’avant ; il leur aurait fallu aller au bout de cet embrasement amoureux dont ils n’avaient capté cette nuit que les premières étincelles. C’était sans doute cela la réalité de cette attraction : l’ombre planante et menaçante d’un amour si intense qu’il avait le pouvoir de faire voler en éclats les maigres renforts de leurs cœurs.
En écho aux paroles de Mavrodin, il avait reconnu à temps le miracle qui lui tendait les bras mais il s’épargnerait la chute qui guette les trop puissantes amours terrestres. « Tu ne m’emmèneras pas plus haut ». N’est-ce pas ce qu’il avait cru lire dans le regard d’Alix la nuit dernière, au moment de leur extase commune ? Déjà si haut, mais pas plus haut. C’est ce dont il se convainquit en tout cas. De fait, la réalité était qu’elle l’avait accueilli pour cette nuit et qu’elle ne le retenait pas, quoiqu’il puisse lui en coûter. Si elle avait prononcé ces cinq lettres : « reste », qu’aurait-il fait ? Qu’aurait-il dit ? À cette minute où il était en train d’enfiler sa veste, dernière pièce du puzzle du retour à sa vie d’avant, il n’était plus sûr de rien. Mais elle ne prononça pas le mot. Il lui fallait admettre qu’il ne détenait pas la clé de son regard.
Avait-elle décidé de partager cette nuit avec lui, déterminée à ne pas briser le cadre de son existence maritale ? N’était-elle pas prête à réellement gonfler son cœur pour un autre ? À l’issue de leur première rencontre, Martin avait incidemment demandé à Henri si Alix vivait avec quelqu’un. Celui-ci avait répondu par la négative, faisant allusion au fait que, quelques années auparavant, sa sœur avait vécu une histoire d’amour très éprouvante et que, depuis, elle faisait montre d’une certaine frilosité à l’égard de cette forme d’attachement... Mais il n’en saurait pas plus. La plus grande proximité et le mystère.
Le souffle aimant des heures partagées investissait son esprit, ramenant en cascade les mots et les gestes qui avaient guidé leur quête sensuelle. Alors qu’elle jouissait intensément, il avait cru déceler dans son regard ce savoir de la proche déconfiture des sentiments, de l’irréductible solitude des êtres. Un regard tendre, mais teinté d’une mélancolie implacable, sûre de l’empreinte noire de son humeur. Un savoir éprouvé, reconnu jusqu’au tréfonds d’elle-même. Pourtant, elle l’avait plaqué contre elle avec ferveur cette nuit et il en ressortait pétri de frissons comme si elle avait essoré son cœur. Mais oui, précisément, c’était cette nuit. Le jour s’était levé, chassant les êtres dans l’enclos étriqué de leurs existences. Et lui-même était chassé avec les ombres et les soupirs de la nuit, il le comprenait clairement.

Ils se retrouveraient peut-être à nouveau à la même table de restaurant. Au milieu des voix qui claquent et des couverts qui s’entrechoquent. Il imagine déjà sa main caressant sa cuisse, furtivement mais avec une pression intense. Qui lui dirait qu’elle n’a pu s’empêcher de la toucher, de s’approcher de sa peau. Qu’elle la désire mais qu’elle se retient. Remonter le courant de la jambe. Se glisser au plus près des pulsations cardiaques... « Envie de toi », « Viens », « Encore »... Il songeait à ces bulles charnelles traversant leurs corps électriques. Ils se quitteraient poliment ou bien ils parviendraient à s’éclipser dans un recoin amical capable d’offrir encore quelques minutes clémentes à leurs sensualités complices. Qui sait ?

Pour l’heure, il fallut se dire au revoir. Un dernier baiser sur la joue comme pour briser le sortilège. Elle vint sur le pas de la porte et le regarda s’éloigner quelques instants. Elle décida ensuite de s’allonger un moment et ferma les yeux. À la fois heureuse et meurtrie, humant l’atmosphère encore chargée de leur étreinte. Vapeurs délicates et profondes d’une véritable nuit d’amour, dont elle pourrait entrebâiller la fenêtre aux heures sombres qui grattaient déjà à la porte...

PRIX

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Keith Simmonds · il y a
Bonjour, Emma Bru! Mon haïku, “En Plein Vol” est maintenant en Finale et je vous invite à venir le lire et le soutenir si le cœur vous en dit! Merci d’avance! Bonne journée! http://short-edition.com/oeuvre/poetik/en-plein-vol
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Lammari Hafida · il y a
Une belle plume fine,beau texte! +1 Si le cœur vous en dit je vous invite à lire et soutenir mon poème en finale http://short-edition.com/oeuvre/poetik/voyage-24 et merci!
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Emma Bru · il y a
Merci ! Je vais lire votre poème.
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Alain Adam · il y a
Tout ça pour ça! Et pourtant l'on sait que tout est éphémère, pourquoi s'efforcer à tout rendre immortel quand on sait la fragilité des sentiments. En alimentant les souvenirs avec les regrets des choses passées on se charge de chagrins qui ne devraient être vécus qu'au présent. Et c'est bien ce que fait ce couple d'une nuit, tenté par l'immortalité supposée de l'amour mais comblés de sentiments d'un jour, d'une nuit, pardon. Je vote pour ce texte qui explose de sensibilité et et de sensualité et qui...émeut les candidats à la passion (fut-elle d'une nuit) que finalement nous sommes tous! Bravo!
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Emma Bru · il y a
Merci pour votre vote et la fine analyse qui l'accompagne.
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Alain Adam · il y a
Inspirée par votre texte (aucun mérite de ma part!) sourires...
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Bonois · il y a
À la croisée des regards
Un trouble qui ne doit rien au hasard
Accord tacite des corps
Qui réinventent le temps
De l’émerveillement
Jusqu’à la lisière de l’aurore

Vote
Merci
Amitiés
Bonois

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Emma Bru · il y a
Merci à vous Bonois pour ce commentaire poétique.
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Marie · il y a
J'ai beaucoup aimé votre texte d'une grande finesse et fort bien écrit ! Rien qu'une nuit ? Rien qu'une nuit ! Les heures grises gratteront tôt ou tard à la porte ... Mon vote charmé.
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Emma Bru · il y a
Je vous remercie vivement Marie pour ce commentaire.
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Julien · il y a
"les heures sombres qui grattaient déjà à la porte"...ça me plait bien +1
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Emma Bru · il y a
Merci.
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Malwina Debroise · il y a
Quelle belle plume ! Je vote. Bravo Emmanuelle
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Emma Bru · il y a
Merci Malwina pour cette appréciation !
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Bruno Teyrac · il y a
Je découvre avec plaisir votre belle écriture. Histoire qui se veut sans lendemain, mais rien n'est écrit, d'une attraction irrésistible, d'un désir qui fait céder les digues que le protagoniste croyait solides. Oscar Wilde ne disait-il pas : "Le seul moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder"? J'ai beaucoup aimé ce très beau texte. Mon vote.
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Emma Bru · il y a
Merci à vous Bruno. Et comme vous le dites fort justement, en la matière rien n'est écrit.
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Robert Shennon · il y a
Cette nouvelle est vraiment magnifique, un vrai bonheur de lecture et d'introspection... Elle me fait penser à la phrase de Gainsbourg " Fuir le bonheur avant qu'il ne se sauve". 1 vote
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Emma Bru · il y a
Je vous remercie pour ces mots Robert. La référence à la phrase de Gainsbourg me semble, par ailleurs, très bien sentie.
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Pascale Albertini · il y a
Très belles pages sur les "affinités électives". Quel talent ! Bravo Emmanuelle.
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Emma Bru · il y a
Merci Pascale !
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