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Une longue attente

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Joël Riou

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J'attends dans le garage. Il fait nuit à présent. Je m'aplatis sur le sol de temps à autre, pour tenter de discerner le bruit familier de la voiture, ou d'attraper au vol une odeur familière. Rien de concluant ; je n'arrive à détecter que quelques phéromones, comme disent les vétérinaires, m'informant du passage d'un chien ayant pissé sur la roue d'un véhicule garé sur mon trottoir, ou de chats marquant leur territoire. J'ai dû dormir un petit peu, bien que je n'aie pas vraiment la conscience du temps qui passe, paraît-il. J'ai hurlé à la mort peu après leur départ, pour bien marquer l'insupportable de la situation. D'après ce qu'en racontent mes maîtres, mes « êtres d'attachement », devrais-je dire, constitués d'un mâle dominant et d'une femelle dominante, reproduisant le couple alpha de la meute, j'étais la seule de la portée à hurler ainsi, histoire de génétique, vraisemblablement ; transmission héréditaire de mes lointains ancêtres les loups, dont je fus l'heureuse élue, me donnant un certain prestige auprès de mes congénères. C'est en tout cas ce que je me plais à imaginer, m'attirant les foudres des humains, surtout quand cela se produit le dimanche matin, aux environs des huit heures. Quand ils sont à la maison, ce n'est pas volontaire, sans doute la conséquence d'un mauvais rêve ou d'un bâillement qui se transforme progressivement, à mon insu, de par la position de mon cou qui s'allonge, et de ma tête qui s'étire vers le haut, mon museau pointé vers une lune imaginaire. Avec l'âge, cela m'arrive de plus en plus souvent. Dans ma naïveté, je pense toujours que je vais les prévenir à des kilomètres, et ainsi témoigner de la douleur de ma solitude, et de l'angoisse de leur perte possible. S'ils ne revenaient pas, que ferais-je seule dans mon garage, à tourner en rond comme un lion en cage, ayant épuisé les menues occupations d'un après-midi de chien, telles que jouer avec ma souris en peluche, raccommodée de toutes parts, ou mordiller un bâton, chipé dans le panier à bûches ? Si ma vessie devait se faire pressante, j'urinerai à côté de la porte, histoire de montrer ma bonne volonté, comme pour les jours où, ayant mangé des cochonneries ou attrapé une méchante bactérie, je vomis tripes et boyaux sur le tapis de la porte d'entrée ou dans un recoin de la pièce, pour ne pas trop déranger et montrer que ce n'est pas ma faute.
Dans ces périodes là, je suis prostrée, refusant toute nourriture, détournant la tête, même à la vue d'un biscuit ou d'un morceau de camembert, pour lesquels je suis habituellement si friande, vorace, devrais-je dire, accrochant bien souvent au passage un doigt de la main généreuse, m'attirant des injures, dont je ne divulguerai pas la teneur par courtoisie, m'obligeant à adopter un regard implorant de chien battu et une posture de contrition, si je suis bien disposée ; dans le cas contraire, je fais l'innocente, regarde en haletant un morceau de biscuit ou de pain traînant sur la table, sagement assise comme une écolière attendant un compliment. Étant donné ma taille, il m'arrive aussi subrepticement de plaquer ma tête sur la table, le mufle à quelques centimètres des miettes de pain ou d'une assiette contenant les reliefs du repas. Quand j'estime que personne ne fait attention à moi, telle un tamanoir, je déplie ma langue à une vitesse prodigieuse pour attraper les dîtes miettes. « Pas vu pas pris ! » ; ma gueule se referme sur son butin et j'attends la prochaine occasion pour effectuer une nouvelle tentative. Mes yeux roulent en tous sens afin de vérifier que je n'ai pas été remarquée, comme l'acteur Alberto Sordi dans L'Argent de la Vieille, que j'ai vu il y a quelque temps à la télé, ma tête bien calée sur l'accoudoir de mon fauteuil, à une cinquantaine de centimètres de l'écran. Bien souvent, je me prends un coup sur le museau, sans que j'aie eu le temps d'intervenir. Cela ne m'empêche pas de faire de nouvelles tentatives - je suis têtue de nature -, avant qu'à force d'injonctions et de réprimandes, j'en prenne mon parti, et m'allonge sagement au pied d'une chaise, en me faisant discrète. «  Ce n'est que partie remise ! », me dis-je, en commençant à somnoler. N'étant pas une grande fan de télévision, je suis pourtant parfois tirée de ma somnolence par des cris d'enfants ou des gémissements canins traversant l'écran. Mes oreilles se dressent alors, et je penche la tête de droite à gauche pour tenter de comprendre ce qui se passe, puis, regardant mes maîtres impassibles, comprenant que rien d'anormal ne se produit, je ferme les paupières en soupirant bruyamment, et replonge dans un état semi-comateux.

Je suis une grande joueuse et apprécie particulièrement d'aller chercher la balle de tennis, que mon maître lance le plus loin possible, sur le sol ou dans l'eau. J'aime autant l'attraper à la volée, après un ou deux rebonds, que la stopper à ras de terre, comme si je poursuivais un lapin de garenne. Pour solliciter un camarade de jeu, enfant, adolescent, adulte - même d'un âge avancé, je ne suis pas regardante sur les années -, je pousse la balle du museau ou dribble adroitement des pattes avant (gauche / droite, droite / gauche). En ayant entendu parler, mais n'ayant pas vu le film Didier à la télévision, où il est question d'un chien qui se transforme en homme et fait les beaux jours d'un club de football de Ligue 1, jusqu'au dénouement final que je ne dévoilerai pas, et mon maître n'étant pas footballeur, je me demande d'où me vient cette technique qui fait la joie des préados que je croise, près de l'aire de jeu goudronnée. Je risque moins d'essuyer un refus de la part de ces enfants de 10 - 12 ans, que de leurs aînés qui ne me regardent même pas, sauf les filles que j'effarouche bien involontairement en arrivant derrière elles, cramponnées à leur portable, et qui poussent des cris d'orfraie dès que je m'approche de leurs jambes. Au moins, les enfants, ils me cajolent, me font des papouilles, me disent des mots gentils en fourrant leurs doigts dans ma toison drue. « Je devrais me faire payer ! », pensé-je parfois, pour mes qualités de thérapeute auprès des enfants ayant la phobie des chiens. Avec moi, ils ne risquent rien, et malgré ma taille et ma couleur noire, qui font sursauter les « mémères » à yorkshire à la nuit tombée, je rassure à la fois les parents et leur progéniture par ma bonhomie. Les « yorks », je ne peux pas les piffer, depuis le jour où un inconscient s'en est pris à moi, alors que je ne lui avait rien fait. J'étais douce comme un agneau, un modèle, lors des séances de socialisation canine organisées par mon vétérinaire comportementaliste. Depuis cette attaque, je ne suis plus un modèle du tout et je peux attaquer à mon tour, aussi bien les mâles que les femelles, les grands que les petits, sans discernement. Ayant été bien élevée par ma mère, j'ai quand même conservé un zeste de « morsure inhibée », qui m 'a évité de briser la nuque de ce fichu « york » avec mes crocs, le jour de mon agression, comme il m' arrive de le faire avec des lapereaux qui ne courent pas assez vite. En toute honnêteté, je me dois de préciser que mon maître avait crié « non !», au moment où ma mâchoire se refermait sur le cou de mon agresseur. La « mémère » s'était empressée de pratiquer son hélitreuillage habituel, après que j'ai lâché son toutou adoré. Depuis, quand on la croise, mon maître et moi, elle nous abreuve d'injures quand je ne suis pas en laisse, et dit tout haut tout le mal qu'elle pense de nous.

Quand je cours en bord de mer, je me sens vraiment libre une fois ma laisse détachée, symbole à la fois de mon asservissement, de ma dépendance à l'humain, mais paradoxalement aussi, promesse de balades et d'autonomie. La laisse pourrait illustrer une nouvelle dialectique du maître et de l'esclave, chère à Hegel, sur le mode canin ; « il est étonnant que personne n'ait encore écrit la – dessus... », pense peut-être mon bon maître. Je dis « bon », car du point de vue de mon éducation, il fait tout ce qu'il ne faut pas : au moment de partir, quand je le vois prendre ma laisse pendue au clou, je me mets à tourner en rond de contentement ; il est obligé de tourner lui aussi, jusqu'à s'étourdir, pour me stopper par mon collier. C'est un petit rituel auquel je tiens, une petite gaminerie sans conséquence. Là où il se « plante », c'est qu'il me laisse le dominer quand il rentre à la maison ; je suis folle de joie, gémis de belle façon en apportant ma souris dans ma gueule, mais ensuite, lui mets les pattes sur ses épaules, en lui léchant le visage. Il sait que c'est un signe de domination, mais il ne me gronde pas. De la même façon, quand je mets ma patte sur son cou , de manière amicale, ou le sollicite pour quelque raison que ce soit, en lui donnant des coups de patte qui lui labourent la cuisse, il me repousse assez gentiment. Avec lui je peux me le permettre, à la différence de ma maîtresse, qui marque facilement. Au moindre coup de griffe, elle me rabroue, car elle en a pour quinze jours à se débarrasser des stries que je lui ai faites. Il arrive que je marque aussi mon maître, de belle façon, sur les avant-bras, le torse, le dos ou les jambes. J'ai une excuse, j'agis par atavisme ; ayant dans mes gênes celui du sauvetage, lorsqu'il part nager, j'ai peur pour lui : je le regarde s'éloigner, puis, dès qu'il se trouve à une distance que j'estime suffisante, je le rejoins et tente de m'accrocher à lui. Comble du comble, c'est moi qui me mets à paniquer pour sa sécurité, encore que je ne sois pas trop fière, loin du bord, avec le soleil dans les yeux qui m'empêche de me repérer. Avec force paroles et en me repoussant de ses mains, il tente de me rassurer en me tenant à distance, pour éviter mes assauts assassins. Dépitée, mais partiellement réconfortée, je retourne en direction du bord ; je « chope » parfois au passage ma « ba-balle » qui flotte, emportée par le courant. Une fois sur la grève, je me secoue, de préférence auprès de badauds qui s'écartent, en s'offusquant, pour les plus grincheux d'entre eux, regarde à nouveau vers le large. Quand mon maître s'amuse à disparaître sous l'eau pour faire quelques apnées, et qu'il ne réapparaît pas assez vite à mon gré, je panique de plus belle, gémis, et me lance à nouveau à l'eau. J'attends que sa tête émerge de l'écume pour tracer ma route en ligne droite, ma longue queue puissante godillant sans effort. Une fois que je l'ai rejoint, je lui fais preuve de mon désaccord en gémissant de plus belle, en tournant autour de lui, en réussissant à le toucher, puis repars de nouveau vers le rivage. Ce petit manège finit par me fatiguer, et au bout de plusieurs aller-retours, j'en prends mon parti. Je l'attends, gentiment assise, en haletant du fait de mon émotivité qui me fait stresser de manière excessive, et pour reprendre ma respiration. Quand il a fini de jouer et qu'il sort de l'eau, en regardant les stigmates de mes témoignages d'affection – de belles zébrures sur le ventre et les tibias, que le sel se met à irriter -, il me repousse et se plaint de moi, en prenant à témoin quelques touristes amusés.

Je n'ai plus de croquettes dans ma gamelle, et l'écuelle à eau est désespérément vide ; j'ai beau la lécher, en dehors du son métallique qu'elle produit sur le béton, sous mes coups de langue successifs, je ne recueille plus aucune goutte. Tout est silencieux dehors, les lumières se sont éteintes, et j'attends. Une envie pressante me tire de mon sommeil. N'y tenant plus, je me soulage au ras de la porte et repars, honteuse, dans mon panier. Une lueur blafarde filtre sous les vantaux de la porte coulissante, et j'attends toujours, morte d'inquiétude.
Des pas, des voix, des odeurs que je crois reconnaître en reniflant à ras de terre, le portillon du jardin qui s'ouvre, le bruit de la clé dans la serrure, et la porte de communication entre l'entrée et le garage qui s'ouvre enfin. Je suis dressée sur mes pattes arrières, continuant à labourer le chambranle de la porte. Je reconnais la voisine et son mari derrière elle. Ils ont une drôle de tête, et leur odeur acide me communique quelque chose de l'ordre de la gêne, de la peur. Ils me donnent à boire, me proposent des croquettes, que je refuse, et me font sortir dans le jardin, puis, très vite, tentent de me faire grimper dans le coffre arrière de leur voiture. Bien que je les connaisse, je sens que quelque chose d'anormal se passe, et je fais l'« âne » pour ne pas monter dans leur véhicule, c'est-à-dire que je m'arc-boute sur mes membres postérieurs, tout en tirant avec force vers l'arrière sur mon collier et ma laisse qui m'emprisonnent. À force de me parler gentiment, et en me portant littéralement dans le coffre, ils arrivent à refermer le haillon arrière. J'essaye de passer ma tête au-dessus des sièges passagers, souffle, me débat, mais rien n'y fait. Nous roulons un certain temps, puis stoppons devant une barrière qui tarde à s'ouvrir. J'entends distinctement des aboiements et renifle des odeurs animales variées où se mêlent l'ennui, la peur, la tristesse, mais où domine le désespoir. Dès l'ouverture du coffre, je bondis hors du véhicule, mais un inconnu m'empêche de m'échapper ; il me tient solidement par le collier et m'entraîne dans un local tout proche, tout en devisant avec mes voisins. Des cages sont alignées et occupées par mes congénères, certains couverts de vermine et décharnés, agressifs ou apathiques. L'homme me fait rentrer dans une cage inoccupée et referme la porte grillagée, avant que j'aie eu le temps d'esquisser le moindre mouvement. Je suis perdue, je gémis à n'en plus pouvoir, puis un long hurlement me sort du gosier, avec des modulations que je ne m'étais jamais crue capable de produire, en proie à une terrible impression de solitude et de cruel abandon. Je les appelle, je les attends, ils vont bien finir par m'entendre et venir me chercher, je le sais. Je ne peux pas vivre sans eux.

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Philippine · il y a
Je me suis attachée à cette chienne fidèle et pleine de malice et la fin me rend trop triste. J'espère que ses "êtres d'attachement" vont se rendre compte de leur bêtise ou que d'autres vont se laisser séduire par notre chienne louve...
C'est très bien écrit, on se croierait réellement dans la tête d'un chien, vous m'avez séduite. Je vous dis un très grand bravo et vous donner, bien sûr, mes voix!

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Joël Riou · il y a
Je suis content que cette histoire vous ait plu. Mais comme je l'ai expliqué à différentes reprises dans mes commentaires (voir plus bas), la chienne n'a pas été abandonnée par ses maîtres. On peut imaginer qu'ils ont eu un grave accident ou pire qu'ils sont décédés. Je m'y suis peut-être mal pris dans ma formulation. Je suis heureux que nombre de lectrices aient été touchées par cette histoire.
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Flore · il y a
C'est affreux....comment rester indifférente , Un animal, c'est un engagement...Cet abandon...comme tous les abandons d'animaux me fait mal. Et vous ne nous ménagez aucun détails...on retrouverait presque l'adresse....Un joli texte au contenu dérangeant....
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Joël Riou · il y a
Je tiens à vous rassurer, comme je l'ai fait auprès de quelques commentateurs (voir plus bas), dans mon esprit, la chienne n'était pas abandonnée, mais ses maîtres avaient été victimes d'un accident (blessés, décédés ...) ; la façon dont mon récit est déroulé montre pourtant l'attachement réciproque liant l'animal à ses maîtres. Peut-être m'y suis-je mal pris pour raconter cette fiction catastrophique, ou bien dois-je considérer qu'à la manière d'un test projectif, une histoire, selon qui la lit, prête à diverses interprétations. Je vous remercie de vous intéresser de si près à mes petites productions littéraires.
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Flore · il y a
Merci Joël pour ces explications apaisantes, souhaitons à cette chienne de retrouver une famille où elle sera dorlotée.
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JACB · il y a
Dites-moi tout de suite où on l'a abandonnée, je vais la chercher!
Je me suis amusée à lire le monologue de cette chienne pleine de gentillesse et de malice mais la chute est trop triste! En tout cas vous devez aimer les chiens , les avoir observés pour leur donner ce ton si juste. Bravo Joël.
Seriez-vous partant pour une "Capture en haute montagne" sur ma page ?
Bonne chance et à bientôt .

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Joël Riou · il y a
Merci de vos compliments, qui viennent, en général, de celles et ceux qui aiment les chiens (j'ai également un texte sur les chats en réserve), et qui compatissent aux malheurs des animaux laissés à eux-mêmes. Heureusement, l'histoire de cette chienne est une fiction qui pourrait devenir réalité malheureusement.
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JACB · il y a
Alors à bientôt pour les chats, faites-moi signe Joël.
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Cathy Grejacz · il y a
Touchant , sensible
Alors je ne peux qu’aimer

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Joël Riou · il y a
Merci à vous de cette appréciation délicate.
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Marie Lacroix-Pesce · il y a
Un texte qui ne peut laisser indifférent...
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Joël Riou · il y a
... Les amoureux des compagnons à quatre pattes.
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Julia Chevalier · il y a
cette chienne est attachante. BRAVO
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Joël Riou · il y a
Merci à vous, cette chienne est " réellement" attachante !
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Plumette · il y a
Une histoire émouvante où l'on s'attache à la chienne... La fin ne m'a pas laissé indifférente ! J'ai également pensé qu'il s'agissait d'un abandon mais d'après ce que je lis dans les commentaires, ce ne serait pas exactement le cas... Bravo en tout cas ! :-) Dommage qu'on ne puisse mettre qu'un seul "j'aime".
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Joëlle Brethes · il y a
Quel triste sort pour cette sympathique chienne ! Il semble qu'il s'agit ici d'un abandon définitif plus que de d'un séjour pour cause de vacances ?...
La psychologie canine est en tout cas bien explorée et fort émouvante…
Merci pour ce joli texte :)

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Joël Riou · il y a
C'est curieux, vous êtes la deuxième personne à imaginer l'abandon de l'animal. Dans mon esprit, il s'agissait de la disparition brutale de ses maîtres (accident, décès) qui obligeait le voisins, prévenus par un tiers à trouver un lieu d'hébergement, en urgence à cette sympathique chienne. D'ailleurs, étant donnés les liens très forts unissant l'animal à ses maîtres, un abandon paraît fort peu probable.
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Joëlle Brethes · il y a
Je suis heureuse que ce ne soit pas le cas, mais c'est tout aussi triste car ce chenil est sordide...
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Dimaria Gbénou · il y a
Belle découverte Joël. Aussi magnifique que le premier texte que j'avais commenté et pour lequel j'ai voté. Dommage qu'il n'y ait pas de vote à faire ici. Le like au moins.
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Ousmane Waraba Sanoh · il y a
Un très beau texte.
Je l'ai aimé !
Je vous invite à lire et soutenir mon texte
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/la-quete-du-depassement-de-soi

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