Une longue amitié ?

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Ils se connaissaient depuis le plus jeune âge car ils avaient grandi ensemble, se suivant dans leur scolarité respective, prenant le bus ensemble pour revenir chez eux après les cours, s'accompagnant de leurs éclats de rire, et d'une bienveillance réciproque. A l'adolescence, ils avaient partagé les détails de leurs amourettes. Les hormones aidant, un été, ils s'étaient même laissés aller dans les bras l'un de l'autre, avaient apprécié la sensualité de ce moment-là, sans pour autant avoir plongé ensemble dans le plaisir charnel. En réalité, sans échanger le moindre mot là-dessus, l'un redoutait la réaction de l'autre s'ils en étaient simplement venus à s'effleurer les lèvres. Ils souhaitaient conserver intacte et silencieuse cette affection qu'ils se donnaient l'un à l'autre.

De retour dans la région pour rendre visite à ses parents, elle l'avait informé par SMS de son passage. Lui était demeuré dans ce pays qui les avait vu tous les deux s'élever au rang d'adultes. Après un court échange téléphonique, durant lequel il avait eu plaisir d'entendre de nouveau sa voix, il l'avait invitée à dîner. Comme le soleil avait éreinté tout être vivant se trouvant au milieu de ces encâblures, il l'avait prévenue qu'ils se satisferaient de fraîcheurs culinaires estivales pour compenser l'excès de chaleur du jour. Elle se présenta au large porche qui prolongeait son pavillon, perché dans un coin bucolique et forestier où il vivait seul et paisible. Il avait entendu un véhicule s'approcher : il avait donc entrouvert la porte pour l'inviter à entrer. Ce qu'elle fit, en le découvrant toujours aussi grand et robuste, vêtu d'une chemise en lin et d'un pantalon de pêcheur Asiatique.

Ils étaient aussi heureux et fébriles de se retrouver après tant d'années au cours desquelles ils avaient échangé principalement par SMS. Il était toujours subjugué par la couleur bleue cerclée de vert de ses yeux; les traits de son visage n'avaient que faire du temps. Et cette voix toujours cristalline et douce, quelque peu envoûtante. Et ce chemisier léger qui saillait sur son buste lourd et épanoui de femme trentenaire pulpeuse qu'elle était devenue. Il avait, encore une fois, du réfréner quelque impétuosité.

Comme il s'était retourné pour la guider vers la terrasse où il avait disposé le couvert et quelques préparations apéritives, elle n'avait pu contenir un lent soupir à la vue de son dos de nageur et ses petites fesses bien musclées, passablement moulées lorsque son pantalon n'était pas léché par le léger flux d'air qui traversait le séjour. Elle avait une nouvelle fois envie d'y enfoncer doucement ses ongles...

Ils commencèrent à échanger un verre de vin blanc sec et frais, appuyés sur la balustrade qui entourait la grande terrasse dominant les champs inondés par cette lumière solaire bien caratéristique des fins de journées estivales. Elle lui caressa plusieurs fois le bras alors qu'elle souriait et riait. Une caresse amicale et bienveillante, soulignée par ses yeux et la délicatesse de ses pomettes ? Elle l'avait encore perdu... Il fallait résister. Encore une fois. Ne rien perdre de ce qu'ils avaient construit pendant des années.

Il s'en retourna vers les couteaux pour terminer une généreuse salade végétale et marine. Alors qu'il faisait face au plan de travail, au centre, ils continuaient de discuter, de plaisanter, d'être taquins l'un envers l'autre. Elle sautait de sa droite à sa gauche. Elle tentait, en vain, d'endiguer le désir qui la saisissait. Elle se sentait agréablement nerveuse. Il fallait lui résister. Encore une fois. Il ne pas prêtait pas attention à son petit jeu, donc le risque était inexistant... Elle implémentait ainsi l'expression "tourner autour"... aussi bien de lui que du pot... En réalité elle aurait adoré qu'il l'enlace de ses bras doux et puissants... Ne rien perdre de ce qu'ils avaient construit pendant des années. Elle se rapprochait de lui parfois, s'éloignait un peu à d'autres, et lui faisait mine d'être aveugle à son carroussel. Aussi elle remarqua qu'il était comme aimanté par la planche à découper. Plus elle virevolait autour de lui, et plus elle avait envie de lui. Elle se donnait le tourni de son désir, elle se perdait dans ce qu'elle ressentait là, maintenant. Ce ne pouvait être l'effet du seul verre qu'ils s'étaient servis. Non, il y avait nécessairement autre chose.

Et puis... à force de tourbilloner, elle sentit le désir dégouliner dans son string. Ils se resservirent un verre de blanc, et comme il coulait dans son verre elle eut la sensation humide de la cyprine qui commençait à perler sur son aine. N'y tenant plus, elle passa son bras dans son dos, juste au-dessus de ces fesses à croquer, et posa ses lèvres juste derrière le haut sa mâchoire glabre. Elle était tellement fébrile qu'elle frissonnait. En retour, il soupira lourdement, autant de la surprise que de la libération qu'elle venait de lui octroyer. Il pivota alors en l'étreignant délicatement, en laissant glisser ses mains le long de ses courbes costales. Ils avaient tellement envie de s'embrasser, de laisser exploser ce désir de l'un pour l'autre, ce désir caché, voilé, muselé, occulté, empêché pendant trop d'années... Leurs lèvres s'effleurèrent, se frôlèrent, glissaient les unes contre les autres pendant plusieurs minutes où le temps avait arrêté son incessant mouvement. Ce temps où ils avaient emmuré leur ambition pour l'autre. Leur langues, enfin, se palpèrent, s'ébranlèrent, vibraient, laissant couler comme un volcan en activité leur ardeur enfin affranchie. Alors que ses aines étaient maintenant souillées du jus de son irréfragable tentation, il se saisit de son sein gauche, doucement, tendrement. Malgré son soutien-gorge et son chemisier, il perçut le téton. Il n'avait maintenant qu'une seule idée en tête alors que sa masculinité soulevait son pantalon : avoir celui-ci en bouche.

Alors qu'il dénoua les bouton de son chemisier dans un aller-retour effréné entre ses lèvres entre sa bouche, son cou et le haut de son buste, elle déposa un suçon sur la droite de son cou. Il bandait désormais tellement que c'en était presque douloureux. Les pulsations de son coeur animaient sa turgescence, dont elle se saisit fermement à travers son pantalon. Alors qu'elle commençait à le masturber lentement et de manière inflexible, un spasme de plaisir le saisit et il se cambra. Son chemisier chut sur son épaule, et l'effluve de son parfum d'héspéridés exhaustée par l'effervescence de sa peau douce se libéra. Cela lui était totalement irrésistible. Il atteint enfin son idée fixe : ce téton qui ne demandait qu'a être saisi par l'humidité suave de ses lèvres, mordillé, leché... elle en émit de courts soupirs de plaisir qui se muèrent en gémissements.

Il se retourna alors qu'elle avait encore son pénis dans la main droite, et la renversa sur la table, prévenant sa chute par sa main dans son dos déjà transpirant. Ils s'embrassèrent langoureusement, comme si leurs langues n'étaient pas dotées d'assez de papilles pour goûter toute la saveur de leur désir. Alors qu'il ponctuait son départ pour sa vulve désormais maculée de son jus de volupté, elle appuya ses petits pieds sur ses épaules. Il se chargea alors de lui ôter sa jupe alors qu'elle le regardait emplie de désir et de l'inattendu de la situation, les yeux écarquillés, la poitrine haletante. Alors que sa main puissante s'entrelaça dans les doigts qui l'avaient branlé, il la parcourut de sa langue, d'abord juste au-dessus de son anus, et remonta jusqu'à son vagin très lentement. Il cherchait son rythme à elle. Elle serrait sa main de plus en plus fort, puis fut prise de petites convulsions, laissant échapper une alternance de soupirs lourds et de gémissements. Elle s'abandonnait à lui, à son étreinte voluptueuse; son corps dépassait son esprit, elle se sentait choir et couler. Elle lui agrippa la tête par les cheveux, pour qu'il continue de la bouffer. Se sentant soulevée par le plaisir de cette langue qui s'enfouit alors en elle puis la darda avec insistance, elle serra ses jambes autour de sa tête pour l'arrêter avant qu'elle ne jouisse. Il fut un instant interloqué par cet arrêt. Elle se redressa un peu, et il l'aida a descendre de la table en passant son bras sous ses fesses pour qu'ils se posent, ne faisant qu'un dans cet entrelacs de langues. Elle sentit son vit lui caresser les fesses. Puis il se remit à l'ouvrage, ne laissant aucune chance à son clitoris de s'échapper de ses lèvres, alors qu'il le pressait de sa langue. Animée de spasmes, elle se sentit comme un navire pris dans une terrible tempête; ses sens étaient décuplés, sa peau éminement sensible à toutes ses caresses. Ne pouvant plus contenir le feu d'artifice orgasmique qui la possédait dès lors, elle serra à nouveau les jambes pour se sentir envahie de la décharge d'hormones. Son corps se raidit à plusieurs reprises, et elle se sentit transportée d'une anesthésie qu'elle n'avait jamais atteint auparavant. Alors qu'elle l'avait libéré de son étreinte et des contractions qu'il avait provoquées, il l'embrassa du nombril à la bouche, tendrement, lentement. Sa poitrine se souleva une dernière fois avant de laisser échapper un soupir de relâchement. Elle lui sourit.
Il ne lui connaissait pas ce sourire. Elle était heureuse et d'avoir joui de lui.
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