Une île dans son naufrage

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En compétition

Peindre, écrire, voyager, des mots en osmose, des échappées belles pour la retraite. Et puis deux recueils de nouvelles: "Eaux de vie"et "Par le trou de la serrure" Et encore la lecture: j'aime  [+]

Image de Hiver 2021
Sur le monceau de détritus de la benne baille un carnet sale tout gondolé par l’eau. Une petite croix rouge bave sur le papier. Sans doute un signe du destin, juste de quoi allumer l’œil de Robert qui fourre le tout dans sa poche.

Le soir venu, ses mains crevassées par les engelures brossent la couverture et ramènent au jour des chiffres ternis : 1912. Un agenda !
Très intrigué il cherche et trouve le nom du propriétaire : James Brown
Il lisse les pages crasseuses raidies en leur coin par des index mouillés de salive. Comme le rescapé d’un naufrage, Robert s’accroche étrangement à l’écriture bleue qui court d’un jour à l’autre au fil de brèves annotations.

Ses doigts rugueux entrouvrent les feuilles où il fouine comme un voleur. Oublieux de l’austère petite chambre qu’on lui a attribuée, il décolle certaines pages rétives à son effraction à l’aide de son couteau de poche.

Au 20 mars, la petite croix rouge s’épanche sur un mot – Départ –. Mais entre parenthèses, on lit –Reporté –.
Au 15 avril James a écrit – Brume sur les buildings de Wall Street ce matin –.
Le 17 avril – 18h, quai Washington, interview du lieutenant Murdoch –.
Au 10 du même mois, souligné de trois traits – Départ enfin –.
Suit un morceau de journal annoté et agrafé – New York Times 31 mai 1911 – :

« BELFAST: As usual with the White Star Line, no ceremony or baptism!
Lord and Lady Pirrie, crowds of visitors, VIPs and the press gathered on platforms with construction workers and their families to witness the event. Cheers erupted as the last wooden crutches were knocked down and the 269-meter-long Titanic glided over 20 tons of tallow, gut oil, whale grease and soap smeared along the holds. As soon as it hit the waters of Belfast harbor, it was slowed down and stopped by 6 anchors, held by 23 steel hawsers of 80 tons each. The Titanic was then towed and docked by 5 tugs without any bottle of champagne being thrown on its sides. »

Robert est d’abord dépité par l’article. À part les nombres, il n’y comprend rien de rien ! Puis il remarque des marbrures bleues en filigranes dans le texte. C’est au dos que James a tout traduit de sa fine écriture et l’encre a pris ses aises dans l’humidité du papier.

— 20 tonnes de suif, d’huile de vidange, de graisse de baleine et de savon le long des cales, rien que ça pour faire glisser c’te bateau ! Mazette j’comprends qu’y ait eu besoin de 23 aussières de 80 tonnes chacune pour le mettre à la baille. Quel rafiot !

Robert semble dans son élément, il est à Belfast sur les plates-formes avec les ouvriers du chantier loin des quatre murs de sa petite chambre.

— Ouai, ben c’était pas d’trop les 6 ancres et les 5 remorqueurs !

Son enthousiasme tiédit tout à coup quand il découvre que selon l’habitude de la White Star Line, Lord et lady Pirrie n’avaient procédé à aucune cérémonie ni baptême.

— Crévindiou ! Pas baptisé le Titanic ?

Les Anglais ont un proverbe à ce sujet : « Un navire qui n’a pas goûté au vin, goûtera au sang ». Tous les marins savent ça et arrosent deux fois plutôt qu’une leurs bateaux de bon cru et d’eau bénite. Il déplisse maladroitement la coupure. Une photo du Royal Mail Steamer Titanic émerge comme un vaisseau fantôme et il déchiffre la traduction de James :

« Orgueil de la compagnie, ce bateau affiche 46000 tonnes d’élégance et de luxe sur 31 mètres de haut, 260 mètres de profil et 28 mètres de large. Avec son salon Louis XV, son fumoir, un café parisien avec orchestre… »

Robert s’agace, le papier journal un peu moisi se déchire sous ses doigts gourds ; un petit bout s’envole pour se poser sur ses godillots séchant près de la fenêtre. Il le récupère le plus délicatement possible. Les informations manquantes disent tout de la suite attendue : une photo du quai grouillant de passagers, une manchette jubilatoire sur l’euphorie ambiante. Plus de 2000 passagers, dont 900 membres d’équipage, s’embarquent dans l’aventure ! La frénésie du défi réunit toutes les classes sociales.

Robert médite sur sa lecture.
Traverser l’Atlantique en moins d’une semaine, rêve ou réalité ?
L’agenda détrempé sauvé des tris de la Communauté Emmaüs où il a trouvé refuge restaure au fond de son cœur des remous insensés. Pour sûr que ça lui aurait plu de se faire les muscles dans le gymnase, de plonger tous les matins dans la piscine, de se mettre les doigts de pieds en éventail dans les bains turcs… et la porcelaine… l’argenterie… les bons petits plats dans l’immense salle à manger !

Robert ferme les yeux.
Les pistons des 29 chaudières dévoreuses d’un cubage astronomique de charbon martèlent son imagination. Non, James n’était pas parti ce 10 avril de Southampton ! Il avait pourtant fantasmé sur cette traversée. C’était le jeune Martinez, son collègue portugais, qui avait décroché un billet de troisième classe, bravant les longues files d’émigrants scandinaves et bulgares avides de chercher fortune aux USA. À bord, il avait pour mission d’interviewer des voyageurs illustres : Benjamin Guggenheim, le patron de l’acier anglais, et tout particulièrement Marconi l’inventeur de la TSF. James s’était résigné à prendre rendez-vous avec le lieutenant Murdoch pour le retour prévu le 17 au plus tard.

Robert sait déjà tout ça car il a dévoré les dernières notes tant il piaffait d’en savoir plus ! D’autant que ce matin, en prenant son petit déjeuner dans le réfectoire du foyer, il a entendu à la radio que le 1er septembre 1985 on avait repéré l’épave du Titanic par 3800 mètres de fond au sud de Terre-Neuve non loin des côtes canadiennes. Le chroniqueur avait évoqué le terrible souvenir d’un jeune garçon : face au navire coupé en deux dont la moitié arrière entraînait 1500 passagers à la mer, il s’était retrouvé jeté à 1h30 dans le canot n° 4 serrant dans ses bras un bébé. Sa mère le lui avait lancé avant de disparaître dans les eaux glacées. C’était le 15 avril 1912.

Robert frissonne. Martinez était-il aussi dans ce canot ? Faisait-il partie des 706 rescapés ? James B. en avait eu de la chance de rester à quai !

Repliant la lame de son couteau avant de l’enfouir dans sa poche, il remonte le col élimé de son anorak et se rend dans le hangar où l’attendent ses compagnons. Aujourd’hui, deux camions sont arrivés de la région parisienne ; tout doit être trié avant midi ! Il fait froid, chaque homme s’active en silence.
Les pensées de Robert grelottent dans le petit jour, des morsures d’engelures le pincent sournoisement comme des résurgences ourdies au plus profond de son être… Il y a de la vie sur l’onde noire, il le sait !

Soudain, un petit ours blanc émerge d’une valise informe. Incroyable, il est bien blanc ! Immaculé au milieu de toutes ces vieilleries laissées pour compte !
Blanc comme la banquise, blanc comme l’iceberg du dimanche 14 avril, celui qui, à 23h30, a englouti l’euphorie des 900 kilomètres de mer parcourus par le Titanic.
Y avait-il de vrais ours cette funeste nuit pour entendre la vigie crier : « Iceberg droit devant » et s’inquiéter plus que Martinez et les passagers de la coque brisée, des soutes et salles des machines inondées ?
James ne l’a pas écrit, il n’y était pas et Murdoch ne lui a rien raconté de l’effroyable collision, l’océan l’a englouti !

— Eh ! Robert, tu t’bouges un peu ! À ce train-là, on y s’ra encore cet après-midi !

Étrangère à elle-même, sa lourde silhouette se hisse et il marche, marche sous la tempête de sa tête qui tangue douloureusement sous les tourments. Un ressac incessant de questions et puis des remontées à la surface, des petits riens de répits : le blanc d’un ours, un grand navire brisé, le radeau d’un petit lit métallique dans une communauté. Il vit en pointillés si loin du froid et de Terre-Neuve.

Le hangar résonne du charivari des manutentions. Et Robert trie, classe, plie, jette, bercé par le flux des gestes qui l’entourent. Ses compagnons sont silencieux. Chaque destin porte son secret, la solitude les soude.

Robert ne s’était plus plongé depuis longtemps dans la peine. Les torrents de larmes se sont taris dans les rides du coin de ses yeux pour poser tout juste parfois un voile humide sur le brun de ses iris. Il tape, tape avec son marteau. Cette armoire éventrée se cabre sous les coups qui la frappent. Il donne un second souffle à tous les rebus des hommes mais lui Robert, qu’est-il en train de devenir ?

Depuis quelques matins déjà ces remous font chavirer l’équilibre précaire de ses pensées. Et il fuit, il fuit devant les vagues existentielles qui déferlent sur les plages de sa solitude. Il cultive ses errances, évite les marées d’émotions qui le noyaient dans le réconfort du verre de vin. Trop souvent, l’alcool l’a tiré tout au fond dans une douceur feutrée qui le berçait et le pansait des blessures de son cœur.
Ici, à la Communauté, c’est interdit. Avant d’entrer, sa bouteille de beaujolais s’est fracassée sur le trottoir. Elle a glissé ! Il lui sait gré de l’avoir fait ! L’eau des carafes sur les tables du foyer est devenue une amie. Elle le ressource, expurge ses poisons.

Robert reprend possession de son être, il le sent bien. Les effluves libérés par la térébenthine captent son énergie : tout au frottement attentif des pans de bois, Robert se revivifie. Comme assoiffés, les nœuds et les nervures se gonflent et se blondissent, nourri de sa sollicitude le meuble reprend fière allure, il redresse la tête.

— Eh mec, tu vas les user tes étagères ! T’as vu l’heure qu’il est ?

La voix rocailleuse de Claude, son compagnon d’infortune, arrache Robert à sa frénésie d’antiquaire. Demain, c’est vrai, il sera temps de… Tiens, Robert se surprend à penser à demain !
Il y a bien longtemps qu’avec Claude ils ne se sont projetés aussi loin dans leurs vies. Un beau matin, ils avaient déserté tous les deux les discours médiatiques qui leur avaient collé dans les bras une tente, un igloo de toile verte près du canal Saint-Martin*. Bien sûr, leurs angoisses nomades de SDF avaient profité de l’aubaine, à l’abri du froid, de la pluie, les nuits étaient enfin des nuits. Et puis, on leur donnait de la soupe chaude, un petit café avec du sucre…

Robert aime être réchauffé, le froid le terrorise, happe ses pensées, l’aspire dans un gouffre d’un bleu métallique où s’époumonent des cornes de brume, des ombres englouties. La bulle de toile posée comme un esquif sur le bitume luisant a bravé les éclats de ses tempêtes intérieures. Le silence de Claude, les volutes de sa tabagie compulsive l’enveloppaient à couvert des cris stridents d’oiseaux de mer qui hantaient son sommeil et faisaient de lui un albatros blessé au petit jour.
Claude, lui, ne trouvait jamais le repos. Alors, il se roulait un vieux papier gris avec du tabac brun et il fumait les yeux clos mais toujours en alerte. Noyé dans des misères qui ne ressemblaient pas à la sienne, assommé par des discours sur les droits de l’homme dont les enjeux philosophiques et politiques le laissaient de glace, Claude avait décidé de déserter l’endroit, il l’avait suivi.

Chaque misère est unique et privée. Robert secoue les ribambelles de copeaux qui s’agrippent à ses mains et frappe amicalement l’épaule de Claude :
— T’as raison, il est temps de ranger les outils ! Tu m’aideras à finir demain.

Leurs deux silhouettes prennent le chemin de l’atelier dans un brouillard humide. Claude mâche rageusement son chewing-gum ; le tabac est non desiderata à la Communauté. Robert se souvient que Claude avait failli repartir illico !
Des bribes de paroles leur font presser le pas : le poste de télévision est allumé dans la salle du foyer.

— Grouille-toi, on va rater le journal télévisé !

Un grincement sourd et les grandes portes du hangar se referment poussant à la hâte les deux hommes vers la lumière des fenêtres du bâtiment d’accueil. Robert aime ce moment où il a l’impression d’être attendu ; il y a toujours des odeurs de cuisine, des ombres qui passent derrière les rideaux, des voix qui se disent quelque chose. Quelquefois, il cherche à deviner ce qu’il y aura dans les assiettes pour le repas.

— Rien qu’à l’odeur, c’est d’la morue. Ah ! D’la morue, avec des patates et d’la sauce à la crème ! Dommage qu’on n’ait pas un petit vin blanc sec avec.

Claude sourit. Il s’est toujours étonné des prérogatives gourmandes de Robert, de son appétit à commenter les plats, décrire la nourriture, saliver de plaisir. Ils en ont passé des soirées dans leurs galères à savourer des mets iniques tout en ayant le ventre vide. C’est tout un art que d’être rassasié de ses pensées !

— Ah ! Tu vois, je n’m’étais pas trompé, le chef a fait d’la morue ! Chic !

Robert se frotte les mains et Claude se surprend à éprouver de la joie pour Robert : il est content de le voir content. Il y a encore peu de temps rien ne le touchait, les souffrances, l’isolement l’avaient galvanisé, anesthésié, vacciné de l’être des autres ; il avait déjà bien du mal à recoller ce qui restait de lui, alors les autres !

Ce soir, Robert l’attendrit, lui, le rescapé des coupeurs de cous, des égorgeurs de vies. L’Algérie l’a rendu à la vieille France dans les derniers soubresauts de la guerre. Et il a chaviré. Toujours aux confins des horreurs vues et entendues, des supplices qui ont tuméfié son âme, il a oublié de rentrer chez lui. Paris ne lui a rien donné et des bordées un peu trop arrosées l’ont poussé à trinquer un petit matin de mars avec Robert au pied de la Butte Montmartre. Claude pince les lèvres. De ces rasades bues souvent dans de grands coups de gueule, de fortes accolades chaloupées, il ne garde que le souvenir d’un réconfort éphémère. Quand les désillusions et les chagrins sont bus jusqu’à la lie, il reste le bord du précipice.

— Eh ! Claude, tu ne m’as pas dit si t’aimes ça, la morue ? T’arrêtes un peu de ruminer, prends du plaisir où y en a ! C’est quand même bien de savoir qu’on n’a pas à faire les poubelles pour becqueter, non ?

Tout près de la fenêtre, sur la table, une grande assiette fumante l’attend avec Robert qui cherche son regard. Claude a posé là son passé cabossé, émietté ses douleurs, leur amitié sait tout sans que rien n’ait été dit. De leurs femmes, ils avaient contourné l’amour. La culpabilité les avait fait fléchir loin du présent des autres, se faire porter pâle là où on devrait vivre. S’oublier.

Si Claude s’est aventuré à quelques évocations lointaines, il s’est drapé de non-dits pour les horreurs commises. D’un être aimé, il s’est écarté. Sylvie ne devait plus l’attendre au pied de Notre-Dame de la Garde.
Robert non plus n’a jamais parlé du joli ventre rond de Maria, du chalutier, de la pêche à Terre-Neuve ! L’horizon d’acier résonne encore des mugissements du vent et du fracas des vagues. Et ces cornes de brume en écho aux radeaux de glace s’entrechoquant dans le ressac ! L’effroi de l’équipage puis le chaos du naufrage, mille gémissements semblent flotter encore dans l’air coupant.

Donnant tous deux un tour de clé à leur avenir, Robert et Claude trouvent ici une halte bienfaisante. Ils cicatrisent.

— Alors, elle est comme tu l’as rêvée, ta morue ?

Robert claque de la langue :
— J’te dis ça tout de suite, à table !

Ils mastiquent lentement, savourant le moelleux, la tiédeur de ce plat qui les a attendus. Ils en disposent en gourmets avec plaisir. Avoir une fourchette, une assiette, un verre et manger en paix, leur estomac ronronne. Claude aime parler la bouche pleine pour rassasier son âme.

— Hum ! C’est extra ! Les gars d’Terre-Neuve, ils ont dû tomber sur…

Le directeur de la Communauté se plante alors près de la table :
— Robert, y a quelqu’un qui veut te voir !
— Moi ? Tout de suite ?
— Oui ! T’es bien Robert Rodriguez ?

Robert fixe Claude intensément.
Rodriguez ! Son nom résonne comme la cloche du Titanic dans le brouillard des neiges. La glace explose dans sa tête.
Oui, il sait que c’est lui.
Mais qui ? Qui vient ce midi pour lui dont la vie a fondu sur des terres gelées ?

Hébété, il se dirige à pas lents vers le corridor de l’entrée.
La stature d’un homme mange tout l’espace de la porte barrant toute issue vers l’extérieur. Cette silhouette ne lui évoque rien. Cependant, il la perçoit rassurante.
Lorsqu’elle se retourne vers lui, Robert est en apnée : un regard bleu comme l’océan l’inonde d’une douce chaleur. Ce visage inconnu se construit brusquement d’heureuses réminiscences. Le sourire surtout, elle avait le même !
Et puis ce mot, une île dans son naufrage :
— Papa ?

Épilogue

Robert a trouvé du travail dans la commune où vit son fils. Il conduit le car de ramassage scolaire. Il habite un petit studio à l’étage au-dessus de la mairie. Ses quatre petits enfants adorent l’entendre raconter l’histoire du Titanic avec l’agenda de James.
Claude vit toujours à la Communauté. Il vient souvent rendre visite à Robert.
La coque du Terneuvois, bateau de pêche de Robert a été retrouvée à quelques miles des restes du Titanic.

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* Fait anachronique inséré dans une pure fiction.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Une belle écriture, pleine de sensibilité, mise au service d'une histoire qui finalement, nous fait "voyager" de différentes façons...

Et puis, une belle fin, qui à mon sens, ne gâche rien... (on a besoin d'optimisme, en ce moment 😉😊!)

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JAC B · il y a
En effet, l'optimisme se fait discret ! Merci Zalma Solange pour votre passage ici.
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Michou Katianis · il y a
https://www.ziuaveche.ro/wp-content/uploads/2012/04/titanic.jpeg....
Lorsqu’elle se retourne vers lui, Robert est en apnée : un regard bleu comme l’océan l’inonde d’une douce chaleur. Ce visage inconnu se construit brusquement d’heureuses réminiscences. Le sourire surtout, elle avait le même !
Et puis ce mot, une île dans son naufrage :
— Papa ?

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JAC B · il y a
Une fort jolie illustration, merci à vous Michou.
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Mica Deau · il y a
Une mise en place réussie, riche en détails et descriptions.
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JAC B · il y a
Merci pour votre ressenti Mica.
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Jo Kummer · il y a
L' agenda est ouvert à l'année 2020, au 8 décembre il est écrit: Jo. a aimé (Une île dans son naufrage)!
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JAC B · il y a
Une bonne nouvelle ! Merci Jo.
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Tess Benedict · il y a
J'ai tout de suite accroché, grâce au personnage si bien campé, dans ses doutes et ses naufrages. La seule phrase que je n'ai pas aimée, comme l'intrusion d'un point de vue extérieur plaqué sur celui du personnage :il fuit devant les vagues existentielles qui déferlent sur les plages de sa solitude.
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JAC B · il y a
c'est une remarque intéressante que je prends en compte et je me demande si lorsqu'on campe de tels personnages dont on détaille les ressentis et les ressorts psychologique on ne finit pas à un moment par les regarder se comporter ..et le ton bascule dans l'écriture sans qu'on n'y prenne garde. En tout cas merci Tess pour votre lecture attentive.
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Tess Benedict · il y a
Ce n'est que mon point de vue, bien sûr. Et comme vous le dites, ce sont souvent les lecteurs attentifs qui décèlent ces glissements dans les textes qu'on écrit. On y glisse parfois de belles phrases par amour des belles phrases, mais qui ne collent pas avec le reste.
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JAC B · il y a
je crois qu'on s'est mal comprises Tess: la phrase en question colle bien au personnage et avec le reste de l'histoire mais c'est un point de vue extérieur qui ne cadrerait pas avec le contexte et l'expression de son introspection, là où elle est placée précisément, un point de vue donc qui dépasserait la mise en situation du personnage. Ce n'est pas une phrase plaquée pour se faire plaisir ou faire joli.
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Marie Hello · il y a
Des parcours qui s’entrechoquent, les descriptions sont magnifiquement décrites
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JAC B · il y a
Merci Marie pour votre fidélité de lectrice.
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Mickaël Gasnier · il y a
N'aimant pas l'anglais ... Pris de " Panic " (irréversible) j'ai zappé le passage so british ... Désolé.
À bientôt sur nos pages respectives, si le cœur vous en dit ;-)

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JAC B · il y a
Si vous avez persévéré vous n'avez rien perdu...c'était traduit en catimini. Merci Mickaël.
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Pierre PLATON · il y a
J'ai mis un peu de temps à mordre à ce double récit de naufrages... mais il me plait qu'il soit plaqué sur celui de bonshommes sortis, eux, du naufrage !
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JAC B · il y a
Ravie que vous ayez persévéré Pierre. Robert et Claude vous remercient.
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Francine · il y a
Beau texte rempli de sentiments. La fin est un peu trop belle, mais bienvenue, elle soulage de tant de misères.
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JAC B · il y a
c'est juste un peu plus rose que de rester à la Communauté, mais un beau pari pour se remettre en selle dans sa propre vie. Merci Francine pour votre lecture.
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Maria Angelle · il y a
Une bien belle histoire. Merci
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JAC B · il y a
à vous de même Maria Angelle pour votre passage sur ma page.

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